‹ SocrateChapitre 152 sur 201 · bid., I · texte numérisé non relu

bid., I

entend tout »; pas un atome de matière, pas une parcelle de vie dont il ne sonde le mystère : il pénètre de la lumière de son savoir tous les contours et toutes les profondeurs de la réalité !. Ce démiurge est doué d’une puissance qui n’a d’autres limites que les confins de l’être lui-même : c’est lui qui « fait et maintient l'harmonie de l’univers »; c’est lui qui « lui conserve, à travers les âges, sa vigueur et sa jeunesse éternelle ». Il commande en souverain dans son vaste empire ; et « ses ordres ont une efficace infaillible et rapide comme la pensée » *. De plus, partout présent et partout vainqueur, il demeure néanmoins inaccessible à nos sens. « Le soleil, qui frappe tous les yeux, ne permet pas aux hommes de le regarder en face; et, quand on a l'audace d’attacher sur lui ses regards, il enlève la vue. » La foudre descend du ciel «et brise tout ce qu'elle rencontre ; mais on ne peut la voir, ni quand elle tombe, ni quand elle frappe, ni quand elle se retire » °. Ainsi de celui qui régit la nature. C'est de l’invisible que sortent les effets visibles de sa sagesse et de sa puissance : il est l’âme du monde. « Apprends, mon ami, que ton âme, enfermée dans ton corps, le gouverne comme il lui plait. Il faut donc que l’intelligence qui réside dans l’univers dispose tout à son gré. Quoi! Ta vue peut s'étendre à plusieurs stades, et l’œil de la divinité ne peut tout embrasser à la fois! Ton àme peut s'occuper au même moment de ce qui se passe

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