‹ SocrateChapitre 153 sur 201 · bid., IV · texte numérisé non relu

bid., IV

ici, et en Égypte, et en Sicile, etla pensée divine n’est pas capable d’enfermer toutes choses dans un seul regard 1! »

Mais dire que la pensée du « Démiurge » se trouve répandue dans l'univers entier, dire qu'elle s’égale aux objets, ce n'est point affirmer qu’elle se rompt comme un astre qui éclate et perd ainsi la possession d'ellemême. Sans doute, il n’y à qu’un veüc, 1l n’y a qu’une intelligence dont participe à des degrés divers tout ce qui connaît, tout ce qui vit, et peut-être aussi ce qui ne vit pas encore. Et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas protester contre les dieux du vulgaire; car il y a du divin partout. Mais, s’il y a du divin partout, Dieu n’est qu’en lui-même. Bien que notre âme soit mêlée à notre organisme et qu'elle porte jusqu’à ses dernières fibres l’ordre et la vie, elle n'est pas tout entière absorbée - par cette fonction. Il lui reste de l’énergie pour se ramasser en elle-même : elle se fait en quelque sorte une retraite profonde où elle devient autonome, où elle puise de la lumière et de la force pour dominer tout le reste ?. Il y a quelque chose d’analogue dans l'intelligence suprème, qui imprime à l'univers ses mouvements harmonieux. Elle a une vie intérieure, où elle se saisit et se comprend elle-même, une vie qui est la pensée et l'amour « de tout ce qu’il y a de beau et de bon » 3. Et c’est par là qu’elle est « le Dieu » #.

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