‹ SocrateChapitre 155 sur 201 · Ibid., I,1,9; I · texte numérisé non relu

Ibid., I,1,9; I

moigne jusqu’à ce point desa sollicitude pour l'homme, grandes sont les obligations que nous avons à son égard. Elle mérite la vénération la plus profonde, puisqu'elle est la source inépuisable de tout bien et par là mème de tout bouheur?. Nous lui devons une reconnaissance infinie ; car il n’est rien que nous n’ayons reçu de sa libéralité3. Et, comme elle pénètre le fond des âmes, cette gratitude ne tire point sa valeur de la richesse des offrandes : c'est le cœur qui en fait tout le prix #. Il importe aussi de prier la divinité, afin de gagner ses faveursÿ. Et les demandes qu’on lui adresse supposent certaines conditions. Elle est amie de la vertu; et, par conséquent, elle se plait surtout à exaucer l'homme vertueux6. « Elle sait mieux que nous ce qui peut nous rendre heureux; » et, par là même, ce qu'il faut lui demander, ce n'est pas tel bien, c’est le bien ?. De plus, ces différents actes de piété ne peuvent pas revêtir une forme quelconque. Celui-là est vraiment pieux, qui se conforme à la liturgie de sa cité. Car ainsi le veut la Pythie, la grande interprète des dieux : c'est sa réponse invariable, « quand on l'interroge sur les sacrifices que l’on doit faire, sur les honneurs qu'il faut rendre aux

. XENOPH., Mem., IV, 3, 5 et 7 (poa/bcuwnia).

. Ibid. L, 4, 10: IV, 18, 15.

. Ibid., 1, 4; IV, 3.

. 1bid., 1, 8, 3.

. Jbid., IV, 3, 17.

6. 1bid., I, 3, 3 : 427 vôurte tobs Deods Taïs Tapà Tév eloséectatuv Tiuais

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