‹ SocrateChapitre 156 sur 201 · Ibid., EF · texte numérisé non relu

Ibid., EF

ancêtres, et autres choses de mème nature » !, Mais là ne se bornent pas nos devoirs religieux : la piété a quelque chose de plus solide et de plus intime : elle atteint notre activité morale et la domine tout entière. La divinité est sainteté. Elle veut que l’homme observe l’ordre; elle impose le respect des lois naturelles et positives; et, par là même, il n’y a de sérieusement pieux que celui qui fait le bien. C’est encore ce que chante la Pythie *.

Il est bon maintenant de faire remarquer en quelques mots le rôle qu'a joué la conception théologique de Socrate.

Premièrement, le christianisme s’est assimilé la plupart des idées qu'elle contient. Secondement, elle a fait époque dans l'antiquité. D'après Socrate, les causes efficientes sont décidément subordonnées aux causes finales. Or c’est la même pensée qui domine la philosophie de Platon tout entière et plus encore celle d'Aristote. Le finalisme a régné en maitre absolu pendant la période la plus brillante du génie grec; et Socrate en a été le père. En troisième lieu, l'argument socratique de l’existence de Dieu a pris dans l’histoire de la théodicée une place importante, qu'il a gardée à l'indéfini. Cicéron,

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