XENOPH., Mem., I, 3, 1; IV
2. Ibid., IV, 3, 16. | 3. De nat. deorum, Il, vu, 19; IT, xvat-xxn1, Leipzig, 1886.
saint Thomas d'Aquin, Bossuet ?, Fénelon* l'ont reproduit à peu près tel quel, du moins sans l'enrichir d'idées neuves; et la plupart des philosophes et des théologiens l’ont utilisé, chacun à sa manière. C'est à partir de Kant seulement qu'on s'est mis pour tout de bon à l’examiner de plus près; et l'effort qu'on a fait pour en voir le fond, n’a pas été stérile. Aujourd’hui, la position du problème paraît changée. Actuellement, c'est sur la majeure de la preuve par les causes finales que porte la difficulté : il s’agit de savoir si tout ordre vient nécessairement de l'intelligence; et les critiques croient avoir des raisons d’en douter. D'abord, disentils, si nous faisons de l'intelligence la cause unique de l'ordre, c'est parce que nous sommes incapables par nature de concevoir une autre explication. Mais qui nous dit que les catégories de notre esprit sont égales en nombre aux catégories de l'être? De plus, l’ordre intelligible que contemple la pensée divine et qu'elle aurait réalisé dans le monde ne peut être regardé comme le résultat de son travail; il est comme elle et au mème titre. C’est donc bien qu'il y a de l’ordre dont la cause n’est pas l'intelligence. Et dès lors, pourquoi recourir à un artiste transcendant? Pourquoi les formes plastiques qui composent la nature, et que nous y trouvons
1. Sum. philos., 1, xitr, 27, Sagnier et Bray, Paris, 1853 ; Sun. Theol., I, u, 3, Guérin, Barri-Ducis, 1874.
2. De la connaissance de Dieu et de soi-même, p. 201-212, Charpentier, Paris.
8. Démonstration de l'existence de Dieu, part. I, c. 1v-xuix, Éd. Tournemine, Paris, 1776.
à l’état d'exercice, n'auraient-elles pas leur raison d'être en elles-mèmes !? Le plan d'attaque est donc réellement modifié; et, par là même, il importe de modifier aussi le plan de défense*.