‹ SocrateChapitre 159 sur 201 · PLAT., Apol., I, X1X, 44 : covñ Tis yiyvouévn · texte numérisé non relu

PLAT., Apol., I, X1X, 44 : covñ Tis yiyvouévn

« Cette voix, dit Socrate dans l’Apologie de Platon, n'intervient que pour me détourner de ce que je vais faire; elle ne m'y pousse jamais!. » On trouve, dans le Phèdre, un passage analogue. Socrate, après avoir montré les maux que peut causer l'Amour, craint de s'être rendu coupable à l'égard de cette grande divinité. Il hésite à repasser l’Ilissus, avant d’avoir réparé ce qu'il regarde comme un blasphème et s'exprime ainsi : « Au moment de franchir le fleuve, j'ai senti ce signal divin qui m'est habituel et dont l'apparition m’arrête toujours au moment d’agir. J'ai cru entendre par ici une voix qui me défendait de partir avant d'avoir acquitté ma conscience, comme si elle était chargée de quelque impiété ?. » On peut remarquer aussi qu'il n’y a pas un passage de Platon, où « le signe démonique » se traduise par un ordre positif. Ce philosophe mêle souvent à ses dialogues le souvenir du « génie familier » de son maître : tantôt ille mentionne àtitre de fait psychologique ; tantôt, et c’est le cas le plus fréquent, il sen sert comme d’un beau mythe dont il enrichit son langage. Or partout il lui conserve le mème rôle, qui consiste à formuler des vetoi.

D'après Platon, « le signe démonique » est toujours « un empêchement divin » (xpéviey ivavriwux) 4. Et c’est

1. PLAT., Apol., I, xIx, 44 : &ei anotpéner pe toutou, 0 àv élu nodttev, TLOTRÉTEL ŸE OÙTOTE. |

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