‹ SocrateChapitre 161 sur 201 · PLAT., Apol., I, XxxI · texte numérisé non relu

PLAT., Apol., I, XxxI

petites choses (ëri ouxpcic). C'est « le signe divin » qui inspire à Socrate la pensée de ne pas repasser l'Ilissus, avant d'avoir expié le mal qu'il vient de dire à l'adresse de l'Amour !; c’est « le signe divin » qui « lui défend d’entrer en commerce avec. certains jeunes gens et lui permet au contraire d’en voir d’autres »?. « Le signe divin » le retient un jour dans le Lycée, sans qu'il sache pourquoi; et bientôt il voit entrer Euthydème et Dionysodore avec une foule de jeunes gens qu’il prend pour leurs disciples. « Antisthène, dit Socrate dans le Banquet de Xénophon, ne me dérange pas en ce moment; car, tu le vois, je m'occupe d'autre chose. — Ohé! l'entremetteur, reprend Antisthène, comme tu persévères à bien exercer ton métier! Tantôt tu allègues ton démon pour ne pas converser avec moi; tantôt tu es à la piste d’une idée #. » Il va sans dire que l’on ne peut regarder tous ces traits comme des faits historiques. Pour Platon, et même pour Xénophon, ce ne sont d'ordinaire que des fictions charmantes où se complaisent leur finesse d'esprit et leurs goûts mythologiques. Mais réels ou non, ils contiennent toujours un fond de vérité : ils signifient avec une égale force que « le signe divin » n’était pas avare de ses inspirations, qu'ilse manifestait à chaqueinstant (£xiozcte)?, qu’il jouait à l'égard de Socrate le rôle d'un génic protecteur, toujours présent et toujours prêt (à) à lui 1. PLAT., Phædr., VII, xx, 21.

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