Pseun-arisT., De Plant., À, 1, 815*, 15 et
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tions, ne mérite certainement pas le nom d’universelle et souveraine sagesse. Puisque l’immensité du monde renferme aussi ces quatre genres, mais plus en grand et à l’état de beauté et de pureté parfaites, il réalise à coup sûr la plus belle et la plus vénérable des essences. — Le contraire serait tout à fait inconcevable î. »
Cette théorie panthéistique est aussi celle de Socrate ; et l’on en trouve la preuve dans son dialogue avec Aristodème sur la piété. « Penses-tu donc que tu sois un être pourvu de quelque intelligence et qu'ailleurs il n’y ait rien d’intelligent? Quoi! Tu sais que tu n’as dans ton corps qu’une parcelle de la vaste étendue de la terre, une goutte de la masse des eaux; tu sais que, sur l'immense quantité des éléments, quelques faibles parties ont servi à former ton organisme? Et tu croirais que toi seul as eu le bonheur de ravir une intelligence qui n'existait nulle part! Tu voudrais que ces êtres infinis en grandeur et en nombre fussent maintenus en ordre par une force inintelligente *! » On reconnait à de telles paroles et la vue d’Anaxagore et le raisonnement de Platon. Par conséquent, Socrate n’admettait point que l’âme humaine püt s’anéantir tout entière; puisqu'il en faisait une émanation de l'âme universelle, il opinait au moins que, dans la mort, comme dans la vie, elle conserve un fond d’être qui reste impérissable.
Ce principe impérissable continue-t-il, une fois séparé du corps, à vivre, à penser et vouloir? Ou bien,
1. III, xvi, 154-155; v. aussi xvi, 192, notes, stallbaum, Gotha, 1842.