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lème et tous ces autres demi-dieux qui ont été, parmi les hommes, des modèles de vertu ». Et alors, quelle fâcheuse surprise pour le contempteur des lois qui président à la vie humaine! Car « leurs sœurs, les lois de l'Hadès », ne leur feront pas « un accueil trop favorable ». Quel bonheur, au contraire, pour celui qui a noblement vécu! Car combien ne donnerait-on pas pour vivre et converser avec Musée, Hésiode, Homère et tant d’autres hommes qui se sont couverts de gloire par leur génie et leur sagesse? Là du moins on n’est pas condamné à mort pour avoir pratiqué la dialectique. « Car les habitants de cet heureux séjour, entre mille avantages qui rendent leur condition supérieure à la nôtre, jouissent d’une vie immortelle, si du moins ce que l’on en dit est véritableï. »
Mais cette justice d’outre-tombe, bien qu'’utile, n'est pas nécessaire au développement harmonieux de la vie présente. Les dieux savent que l’ordre est la condition du bonheur, et ilsn'attendent pas que les hommes soient morts pour les traiter comme ils le méritent. Les lois qu'ils leur ont données récompensent et châtient par elles-mêmes : la sanction quis’y attache découle de leur nature; elle en procède comme la conséquence de son principe. « Les plaisirs du ventre » deviennent des « maitres impitoyables » pour celui qui se laisse séduire à leurs charres trompeurs*. La promiscuité « donne des enfants