‹ SocrateChapitre 173 sur 201 · XENOPH., Cyrop., VIII · texte numérisé non relu

XENOPH., Cyrop., VIII

ESCHATOLOGIE. 231

donc jamais ce qui est contraire à ce qu'elle apporte toujours avec elle... — J'en conviens!. » Évidemment, ces deux passages, considérés dans leurs traits communs, ont la même source d'inspiration : ils représentent l’enseignement socratique. Socrate lui-mème, et tout le premier, s’est prononcé pour la théorie que l’on devait appeler plus tard du nom d’animisme : il s’est figuré l’âme comme la cause de la vie organique et a cru voir dans cette prévalence qu'il lui attribuait un indice d'immortalité.

On peut aller plus loin, en suivant la même méthode de comparaison. « Regarde encore de ce côté, est-1l dit dans le Phédon. Quand l’âme et le corps sont réunis dans un mème sujet, la nature ordonne à l’un d’obéir en esclave, à l’autre de commander en maitre. Lequel est-ce donc des deux qui te paraît ressembler à ce qui est divin, et lequel te paraît ressembler à ce qui est mortel? Ne trouves-tu pas que ce qui est divin est naturellement fait pour exercer le commandement, et que ce qui est mortel, au contraire, est né pour obéir et vivre en servitude ? — Assurément? — Auquel est-ce donc que l’âme ressemble? — Il est évident, Socrate, que l'âme ressemble à ce qui est divin et le corps à ce qui est mortel... — Celaétant, neconvient-il pas au corps d’être bientôt dissous, et à l’âme de demeurer toujours indissoluble ou à peu près? — Commenten serait-ilautrement??» Or cette facon de dialoguer apparait déjà dans les

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