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avaient entendu le nouveau « Marsyas », ils ne gardèrent plus qu'un souci dominant : celui de résoudre le problème de l’action. Aristippe de Cyrène et ses disciples firent de l'éthique le but exclusif de leurs recherches. S'ils s'occupèrent de psychologie, de logique et de physique, ce fut uniquement afin de mieux savoir à quoi s'en tenir sur la nature du bien et du mal, et sur les lois auxquelles il faut assujettir la conduite humaine. Antisthène fonda l’école des cyniques, où la dialectique, les mathématiques et les autre sciences avaient à peine droit d'hospitalité, tant on était persuadé que la grande affaire est de pratiquer la vertu?! L’être, cette immobile et froide entité, contre laquelle s'étaient débattus les Éléates, devint pour Euclide l’idée du bien 3. Platon lui-même, comme on l’a déjà vu, considéra les diverses sciences comme autant de degrés par lesquels l’âme s'élève jusqu’à la source éternelle du vrai bonheur. Et cette direction donnée aux esprits ne fut pas de courte durée : elle persista jusqu’à l'avènement du christianisme.

Non seulement les philosophes qui vinrent après Socrate concentrèrent leurs efforts sur la morale, mais encore ils introduisirent dans leur théories les principales idées du vieux maître.

Il s’en faut, 1l est vrai, qu'ils l’aient suivide tous points.

1. SExT., Adv. Math., vu, 11. — Anist., Mel., B, 2, 996%, 32.

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