‹ SocrateChapitre 192 sur 201 · Diog., VI · texte numérisé non relu

Diog., VI

3. Ibid., 11, 106 : OStos Ev td àyaxldv &repaiveto moddoïs dvouact xxdoÿuevov; VII, 161; — Cic., Acad., II, 42 : Euclides… id bonum solum esse

dicebat quod esset unum et simile et idem semper. SOCRATE. 17

Car, outre que les philosophes ne s’imitent d'ordinaire qu’en différant les uns des autres, la sophistique n’avait point disparu totalement; elle était même encore très vivace, malgré la guerre persévérante que Socrate lui avait faite. Et il eut à en souffrir, même dans ses disciples. Aristippe, imbu de la doctrine de Protagoras, soutint que notre esprit ne dépasse point ses propres phénomènes (r4ôn), que ces phénomènes changent avec les individus et à toute heure, qu’ils n’ont absolument rien de général, et que, par là même, la « science » des concepts n'était qu'un rêve creux, une illusion métaphysique". 11 lui parut aussi que le bonheur n’est, en fin de compte, que la plus grande somme de jouissances possible et que le moyen de l'obtenir ne peut consister à s'imposer des privations continues, à faire de sa vie entière une longue chaîne d’abstinences *. L’eudémonisme de Socrate, qui se fondait sur la connaissance de « l'absolu » et dont la pratique était un combat quotidien, lui sembla démenti à la fois par la raison et par la nature; et il conclut que l’art de bien vivre est de jouir au jour le jour 5. « Carpe diem. » Antisthène, au contraire, défendit une théorie de la connaissance issue de Gorgias, dont il avait été le disciple. Chaque chose, pensait-il, est absolument une; car on ne conçoit pas que « le plusieurs soit un ou l’un plusieurs » #. Et, par

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