bid., 11], 7, 25; IF, 10, 34; — Dioc., VII
la « maitrise de soi » (&yxpareua). On la retrouve dans toutes les écoles postérieures à Socrate. Platon la met à la base de son éthique et l’incarne dans le mythe du cocher et des deux coursiers!. Aristote la reprend à son tour : D’après lui, c'est par l'empire sur soi que l'on faconne à l’image de la raison la partie irrationnelle de son être. Aristippe lui-même, le plus réfractaire peutêtre des disciples de Socrate, juge qu'il est bon de se savoir vaincre. Son idéal est d'user du plaisir sans en devenir l’esclave : il veut que l’on ne s’y laisse point aller à la dérive. « Je possède, disait-il, et ne suis point possédé #. » « La maitrise de’‘soi » devient à elle seule toute la morale d'Antisthène. Hiérarchie des biens extérieurs, valeur des concepts et primauté de la science sont autant de choses qui ne signifient rien à ses yeux. Il n'a retenu du maître que le souvenir de la force qu'il mettait à se dominer : et c'est cela qui lui apparait comme la source unique du bonheur; c'est cela dont il fait le bien5. La mème idée passe chez les stoïciens, sous le nom plus explicite de tension (rives). Et, dans leur théorie, qui n’est plus seulement une morale mais une vaste et profonde métaphysique, elle s'étend de l’Ame
1. PLar., Phædr., VII, x1v, 15 : OOËns pèv oÙv ëmi To àprotov ÀdyoY ÀGYw &yodons ai xparobons, T@ xpiter owppooüvn bvoux; VIII, xxv, 26; XXxIV,