‹ SocrateChapitre 198 sur 201 · ARIST., Eth. Nic.,H · texte numérisé non relu

ARIST., Eth. Nic.,H

3. Sros., Flor., XVIL, 18 : xoatet hôovñs oùy à aneyôuevos, à) 6 ypwpuevos LLÉV, LA TAPEXPEPOUEVOS ÔÉ.

4. Dioc., II, 75: Éyw Aatôax, oùx Éyoua; v. aussi ATHEN., XII, 5441,

5. XENorH., Banquet, IV, 3%; -— Dioc., VI, 11 : aûtäpxn Tv &perv mod: evOauoviav, undevès npoodeouévnv ÔTt LA Zwxpatixñs LayUoc.

du sage à la nature entière : l'univers n'est, à leur gré, qu'un éternel effort dont le but est la réalisation de l’ordre, le triomphe de la Raison.

La notion que Socrate se faisait de l'efficacité pratique de la «science », contenait aussi une part de vérité qui a résisté au temps. Platon l’adopta d’abord sans réserve {, Plus tard, il y apporta deux modifications d’une certaine importance et qui tendaient l’une et l’autre à la rendre moins contraire aux données de l’observation. D’après Socrate, toutes les vertus étaient des sciences, et, comme telles, se rattachaient à la partie intellectuelle de l’âme. « Platon divisa l’âme en partie rationnelle et partie irrationnelle » et « rendit à chacune les vertus qui lui conviennent »?. De plus, il distingua, entre la science et l'ignorance, un état intermédiaire, une sorte de connaissance confuse et toujours plus ou moins empirique, qu’il appela du nom d'opinion (Ex); et il enseigna que l'opinion n'est pas nécessairement la plus forte, qu'elle peut être vaincue par l'attrait du plaisir $. Mais il garda de la théorie de son maitre deux propositions principales qu'on retrouve partout dans ses dialogues : la première, c’est qu'on veut toujours son bonheur; la seconde, c’est qu'on veut toujours les moyens qui conduisent à cette fin dernière de la vie,

1. Protag., Ïl, xxx, 172; IL, xxxv, 181-182; Men., x, 216-217.

2. Phædr., NIII, x1V, 15; — AnRisT., Eth. Mag., À, 1, 1182°, 16-26.

3. PLAT., Soph., 11, xv, 16-17 : dans ce passage, Platon admet déjà la possibilité d'un désaccord entre le désir (éxt6uuta) et l'opinion; Lois, t. VI, 11, 1x, 84; — ARIST., Eth. Nic., H, 3, 1145?, 31 et sq.

lorsqu'on les connaît, non plus d'opinion, mais de science !. Et peut-être ne faisait-1l, sur ce dernier point, qu’exprimer d'une manière plus explicite la pensée de Socrate lui-même, qui, comme on l’a vu au cours de cet ouvrage, n'accordait l'infaillibilité pratique qu’à la connaissance pleine et adéquate du bien. |

Aristote s’éloigna un peu plus de la théorie de Socrate. Armé d’une méthode meilleure, qui consistait à partir des faits ?, non d'idées à priori, il observa que la science du bien elle-même peut avoir le dessous dans sa lutte contre les tendances inférieures 3. Toutefois, il n’alla pas jusqu’à rejeter complètement la manière de voir socratico-platonicienne. Il continua, comme ses devanclers, à maintenir que « nous ne délibérons pas sur les fins », que nous cherchons toujours et naturellement le bonheur, et que par là même nous ne faisons jamais le mal pour le mal #. Et cette opinion a toujours eu des représentants dans la suite des âges. Saint Thomas en a fait la base de sa philosophie de la volonté. Malebranche s'y est rattaché; et Bossuet s'en est servi dans sa polémique contre « l’amour pur » de Fénelon.

En outre, et malgré scn moindre optimisme à l’égard

1. PLAT., Gorg., III, xx1v, 29-30; ta yap àyala Boulépela, de ps av, Tà ÔÈ pnite dyalà prte xaxx où Boukoueln, oÙdÈ Ta xand.

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