‹ SocrateChapitre 23 sur 201 · PcuT., Arislid., XXII · texte numérisé non relu

PcuT., Arislid., XXII

2. Piur., Périclès, VII, 7;1X, 3-4; Cimon, XV, 1; — Dion., XI, 77, 6, Firmin-Didot, Paris, 1855; — ARIST., Polit., B, 12, 174, 7; — G. PERROT, ouvr. cité, p. 100.

laques oncque on n’entendit plus parler. Le tour était donc joué : l’assemblée des vieux ne devait plus porter ombrage à personne. Dès lors, le peuple disposa d’une autorité qui ne rencontrait de limites nulle part; et cette autorité devint d’autant plus dangereuse que, depuis longtemps déjà, ses divers représentants étaient élus par le sort. Désormais, c'étaient les caprices de la foule et ceux de « la fève » qui devaient présider aux destinées d'Athènes.

Une fois maître de tous les pouvoirs, le peuple trouva qu'il était onéreux de les exercer gratuitement : il réclama un salaire pour les membres de l'Ekklesia et pour les juges assermentés; et cette réclamation aboutit. Le prix convenu fut d’abord d’une obole par séance *?. Plus tard, Cléon, pour complaire à l'opinion, en fit allouer trois; et l’on eut ce fameux Zriobole, dont Aristophane s’est si souvent moqué 5. Cette fois, l'évolution était complète; elle avait atteint son dernier terme. Tout allait à souhait pour la démocratie. Mais aussi fut-ce à partir de cette époque que tout alla de plus en plus mal pour la patrie.

Aussi lon gtempsquePériclès exerça le pouvoir suprême, il eut assez d’ascendant pour maintenir l’ordre dans la gestion des affaires publiques. Il en appelait à la générosité et à l'énergie de ses concitoyens; 1l cherchait à les

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