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Currivs, Hist. grecque, LIT

MILIEU SOCIAL. h5

avaient quelque instinct de paresse! Après la séance, . que l’on faisait le plus courte possible, on se levait pour aller toucher son triobole et l’on pouvait, sans qu'il en coûtât plus, prendre son bain et son repas. Le lendemain devait être également généreux : il promettait le même bénéfice. L’affluence de la campagne à la ville devint d'autant plus considérable que le territoire de l’Attique était sans cesse ravagé par de nouvelles invasions. Le goût de l’agriculture se perdit peu à peu; et il se forma dans l'intérieur d'Athènes une populace désœuvrée, bavarde, chicaneuse, remuante et crédule à outrance, dont la corruption ne fit que grandir avec le temps et qu'un habile meneur pouvait toujours asservir à ses vues.

Les événements qui se produisirent vers la fin du . v° siècle ne contribuèrent pas seulement à rompre l’ancien équilibre de la vie des champs et de celle de la ville; ils aggravèrent à peu près tous les vices de la constitution athénienne.

La peste de 430 et celle de 429, éclatant au milieu de la population de l'Attique massée dans le Pirée, y fit d’affreux ravages. Les classes qui devaient le service militaire perdirent, à elles seules, 4.400 fantassins et 300 cavaliers !. Les grandes familles furent frappées au cœur. Nombre d’entre elles, où s'était conservée la saine influence des anciennes traditions, disparurent totalement ; et le lien qui rattachait encore le présent au passé, se

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