PLAT., Phædo, I
6. PLAT., Cril., 1, x1v, 73; A4pol., I, 1, 24. 7. Dioc., IT, 44.
lieu, le quantième dont parle Apollodore n’a peut-être qu'une valeur liturgique. Le 6 Targélion était consacré à la déesse Artémis!; il n’y aurait rien de surprenant à ce que l’on ait pris, dans la suite du temps, la liberté de faire coïncider la naissance du philosophe « accoucheur » avec la fête de la patronne des accoucheuses. La chose est d'autant plus vraisemblable que l'on trouve dans la vie de Platon une coïncidence analogue, qui est sûrement inventée. Il était convenable que l'apparition d’un si beau génie tombât le jour de la nativité d'Apollon; et la tradition, amie des convenances, a changé son désir en réalité.
Un fait moins contestable, c'est que Socrate était fils d’un sculpteur du nom de Sophronisque et d’une sagefemme qui s'appelait Phénarète ?. Sur ce point, les textes abondent; mais aussi faut-il dire qu'ils sont d’une sobriété désolante et ne projettent qu’une lumière très discrète sur l’intérieur où Socrate passa les premières années de sa vie. Ce que l’on sait desa mère, c'est qu’elle exerçait son art avec une grande habileté : elle avait du renom. Et l’on n’a sur Sophronisque qu'un passage du Lachès où il nous est représenté comme « le meilleur des hommes » 5. « Quant à toi, fils de Sophronisque, dit Lysimaque dans ce dialogue, si tu as quelque bon conseil