‹ SocrateChapitre 35 sur 201 · IV, 1v, 102 (äptotov &vôpwy · texte numérisé non relu

IV, 1v, 102 (äptotov &vôpwy

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à me donner, à moi qui suis de ton dème, ne me le refuse pas. Tu me le dois; car les relations que j'ai eues avec ton père font de toi mon ami : nous avons toujours vécu, lui et moi, dans les liens d’une étroite amitié, et il est mort avant que nous ayons eu un démêéléi. » On a des témoignages un peu plus explicites sur l'état de fortune où se trouvaient les parents du futur philosophe : ils étaient pauvres et devaient vivre de la vente de quelques statuettes et du bénéfice probablement très modeste que réalisait Phénarète dans l'exercice de sa fonction. Xénophon rapporte qu'il fallait à Socrate une vertu d'abstinence héroïque pour se suffire à l'aide de ce qu'il avait?; et Platon jui fait dire qu’il vivait « dans une misère noire » 5. L'Économie précise l’état du problème. D'après ce que l’on voit dans cet ouvrage, Socrate : aurait pu donner tout son bien, meubles et immeubles, pour cinq mines. Et 1l eût fallu, pour le vendre à ce prix, tomber sur un excellent acquéreur. Le montant que mentionne l’Apologie est encore moindre. « Si j'étais riche, dit-il vers la fin de sa défense, j’accepterais volontiers une amende proportionnée à ma richesse; je n'y verrais pas d’inconvénient. Mais, dans les conditions données. car enfin je n’ai rien... à moins que vous ne consentiez à m'imposer seulement ce que je suis en état de payer; et je pourrais aller peut-être jusqu’à une mine

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