Decl. Socr. Apol., 640 c, Morel, Paris
4, PLAT., Rep., V, xt, 16 : Xpmuata yao oùx Eye; -— XENOPH., E, 2, 1 : Ilavu pixpa XEXTNLÉVOS.
conduite devait bien être pour quelque chose dans les brouilles légendaires de son ménage.
Bien qu’appartenant à une famille pauvre, Socrate ne fut pas privé d'éducation première, comme quelquesuns l'ont conclu de certains textes de Platon qu'ils n'ont pas compris ou que peut-être ils n’ont pas voulu comprendre !. Il est dit dans le Criton qu'il fut élevé par le soin des lois? ; et l’on n'a pas besoin, dans le cas donné, d'un témoignage aussi formel. À Athènes, comme dans la plupart des cités grecques, le gouvernement exigeait que les enfants des citoyens fréquentassent ses écoles à : l'enseignement primaire y était public et obligatoire. Le fils de Sophronisque fut donc formé à la manière dont l’étaient les jeunes Athéniens de son temps: il apprit, comme eux et avec eux, les « lettres », la gymnastique, la musique, la poésie et les premiers éléments de la géométrie # : il fit partie de ces bataillons scolaires que l’on voyait parcourant les rues de la ville en rangs serrés, par la pluie, par la neige ou au grand soleil : c’est l’ancien système de pédagogie qui lui fut appliqué, celui qu’Aristophane vante avec tant d’élo-
1. Apol., I, 1, 24 (àteyvoc oÙv Eévws Eyu Tic évraûs Jékews; Symp., VI, XXXVII, 265.