‹ SocrateChapitre 4 sur 201 · V. 1: "Eotiv évéyens ypñua, Pev diproua ralatôv · texte numérisé non relu

V. 1: "Eotiv évéyens ypñua, Pev diproua ralatôv

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est l’universelle explication des choses. L'âme, à son gré, n’est qu'une synthèse harmonieuse d'éléments matériels : il se la représente comme ces grains de poussière que nous voyons parfois se balancer dans un rayon de soleil, tout au plus comme la force immanente qui les anime. La théorie de Pythagore, telle que la réflexion l’a faite, n'est qu’une sorte de mécanique, où domine le concept de proportion. Et cependant le sage de Samos admet l'existence d'un Dieu unique, souverainement sage, ordonnateur de la matière illimitée, la survivance des âmes et aussi une sanction morale qui les fait monter ou déchoir suivant le mérite de leurs actions : ces trois croyances sont comme le fond de sa pensée ct l’âme de son école ?. On remarque donc, dans les hypothèses philosophiques qui ont eu cours avant Socrate, des éléments qui ne font pas avec elles un tout logique, qui s’y ajoutent, mais qui n'en viennent pas, puisqu'ils les dépassent et les contredisent. Et ces éléments hétérogènes, ce sont précisément les idées d'ordre religieux et moral que contiennent la légende de Perséphone et celle de Dionysos-Zagreus.

Les mêmes idées apparaissent aussi cà et là dans les œuvres des poètes. et d'une manière plus explicite. On se souvient de la fière et profonde réplique que So-

Tois piv pupias opac and Laxdpwv &dAnoBa, Duôpevov ravtoïa dà ypovou eldex Dmrov, ’Agyahéas Brôtoro uetaxlacoovta KehketBous.

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