‹ SocrateChapitre 40 sur 201 · PLAT., Protag., II, xz · texte numérisé non relu

PLAT., Protag., II, xz

2. PLAT., Protag., 11, v, 130; II, vi, 131; Gorg., IIT, 1-XXXVI, 1- 47; Euthyd.; Rep., V, 1, 2; — XENoru., Mem., I, 4, 2-19; 1, 6, 14; IV, 2, 3-39; IV, 4, 6-25.

les différentes formes de leurs théories, d'en pénétrer le fond, de constater les résultats radicalement négatifs auxquels elles aboutissaient toutes; et peut-être en vint-il à penser, sous l'influence de cet examen prolongé, que, de même que la morale était seule importante, elle était aussi seule possible. C’est également grâce aux sophistes qu'il eut accès auprès de ces fils de grandes maisons dont nous le verrons entouré plus tard, tels que Callias, Xanthippe, Paralos, le fils d’Aspasie, Critobule, Polémarque, Charmide, Alcibiade et Xénophon. Les esprits forts qui séjournaient à Athènes y faisaient courir la jeunesse : on allait les entendre pour jouir de leur éloquence, assister à leurs joutes intellectuelles et goûter ce malin plaisir que « l’âge sans pitié » prend si facilement à voir tout déboulonner. On les entourait dans leurs promenades, on les introduisait dans les familles et les parents les choisissaient quelquefois comme précepteurs!. Il y avait même de jeunes étrangers qui s’attachaient à leurs pas et les suivaient partout dans leurs pérégrinations à travers les villes et les îles de l’Hellade 2.

On peut croire également que Socrate eut l’occasion de voir Parménide et Zénon et de s’entretenir avec eux. C'est un fait, il est vrai, qu'Ed. Zeller révoque en doute.

1. PLAT., Protag., IL, 1-vir, 123-132; Phædr., VIIL, 1-1, 1-3; Apol., I, IV, 26-27.

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