Dioc., II
. XENOPH., A/emn., 1,6, 14.
. Ibid., 1,1, 12-14.
sensations, celles de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, qui engendrent à leur tour la mémoire et l'imagination, lesquelles, reposées, engendrent enfin la science. Je réfléchissais aussi à la corruption de toutes ces choses, aux changements qui surviennent dans les cieux et sur la terre!. »
Socrate, d'ailleurs, ne confina pas l’activité de son esprit dans le domaine des questions purement philosophiques; il parait avoir eu la préoccupation de ne rester étranger à aucune des connaissances de son temps. Il apprit l’art de discuter et celui de bien dire * ; il poussa plus avant qu'on ne le faisait dans les écoles, l'étude de la géométrie et celle de l’astronomie à ; 1l se rendit compte de ce que l’on savait autour de lui en matière d'économie domestique et politique #; et, en musique, il resta écolier la plus grande partie de sa vie. C’est ce qui nous est raconté dans l’'Euthydème de la manière la plus spirituelle du monde. « Je crains, dit Socrate, de faire honte au joueur de luth Connos, fils de Métrobe, qui me donne encore des lecons de musique. Les enfants, mes compagnons, se moquent de moi et appellent Connos le pédagogue des vieillards. Voilà pourquoi, Criton, j'ai persuadé à quelques vieillards de venir apprendre avec moi la musique de Connos i. »