‹ SocrateChapitre 47 sur 201 · IT, 1, 73-74; v. aussi Mencex., IV, nt-1v · texte numérisé non relu

IT, 1, 73-74; v. aussi Mencex., IV, nt-1v

Quoique très avide de savoir, Socrate ne fut jamais un cosmopolite, à la manière des sophistes et des rhéteurs qui passaient leur vie à voyager de ville en ville. D’après ce que l’on lit dans le Criton ! et dans le Ménon?, il n’entreprit « jamais aucun voyage, comme c'était la coutume de tous les hommes » de son temps. « Il n'eut jamais la curiosité de voir d’autres villes et de connaître d’autres lois. » « Il sortit moins d'Athènes que les hoiteux, les aveugles et les autres estropiés. » « Jamais il ne s'éloigna des murs de la cité que pour aller à la guerre, excepté une fois où 1l se rendit à l’isthme de Corinthe. » Il ne franchissait même que très rarement les portes de la ville. « Je t'admire, mon cher, lui dit Phèdre dans le dialogue de ce nom; car vraiment tu ressembles à un étranger, que l’on a besoin de conduire. A ce que je vois, non seulement tu ne sors jamais du pays, mais tu ne mets pas même le pied hors d'Athènes #. » Toutefois, 1l n’est point sûr que Socrate n'ait pas fait quelques excursions pendant sa jeunesse. Diogène raconte qu’il alla une fois à Delphes et qu'il partit une autre fois pour Samos avec Archélaüs #; et cela pourrait être. Platon n’en aurait point parlé, parce que ce sont là des faits qui auraient eu lieu avant que le fils de Phénarète se füt fait un nom. Pourquoi Socrate renonca-t-il à voyager comme les autres? Pourquoi s'obstina-t-il à osciller sans relâche

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