AnisToPH., Vuées, 501 et sqq.; — XENoPn., Mem
donc quel homme c'était que Chéréphon, et quelle ardeur il apportait à toutes ses entreprises. Un jour qu’il se trouvait à Delphes, il osa demander (et je vous prie de ne pas vous émouvoir de ce que je vais dire), il demanda s'il y avait un homme plus sage que moi. La Pythie lui répondit qu'il n'y en avait aucun. C’est ce que vous certifiera, à défaut de Chéréphon qui est mort, son frère qui est 1ci? »... « À cette nouvelle, je me dis en moi-même : que veut dire le Dieu? À quoi fait-il allusion, vu que je ne me connais aucune sagesse, ni grande ni petite? D'où vient qu’il me déclare le plus sage des hommes? Car certainement il ne ment pas; il ne saurait mentir... Il me fallut donc, pour savoir la signification de l'oracle, aller chez tous ceux qui avaient quelque réputation de sagesse... Et depuis ce temps, je ne cesse, conformément à la volonté du Dieu, d'examiner ceux de nos concitoyens et des étrangers que Je crois sages; et, quand je ne les trouve point tels, je viens en aide au Dieu, en démasquant leur ignorance 3. » | À quel âge Socrate commencça-t-il à faire subir aux Athéniens cette sorte d'examen de l'esprit dont il attendait leur purification morale? il est difficile de le dire avec précision. Mais on peut croire qu'il se mit à l’œuvre avant d'avoir atteint la quarantaine. Les Nuées, dont il est le principal héros et qui nous représentent ses
1. XENOPH., Apol., 14; — Dioc., II, 37; — Anisropx., Nuées, Sch., 144. 2. PLar., Apol., I, v, 28.