Ibid., VI. 28-29; VEL, 29 ; IX
théories comme un péril social, furent jouées en #23. La même année, et le même jour, parut le Cosmos d'’Amipsias {; et, dans cette dernière pièce, il s’agit encore de Socrate : il y est dépeint comme faisant parade de sa sagesse et de son héroïque tempérance*?. Il avait donc, à ce moment-là, une grande célébrité : il était devenu un illustre personnage. Or une telle réputation ne pouvait. être que le résultat de plusieurs années de labeur. De plus, c'est vers 420 qu'Alcibiade et Critias s'engagèrent franchement dans la vie politique. Et, à cette date, il y avait déjà « longtemps » qu’ils s’étaient l’un et l’autre éloignés de Socrate et après avoir suivi son enseignement pendant quelques années : C’est de - Jui qu'ils tenaient cette subtilité d'esprit, cette souplesse de langage et cet art de gouverner dont ils tirèrent un parti si funeste à leur patrie’. Le Banquet de Platon nous permet de faire un calcul un peu plus précis. La bataille de Potidée eut lieu en 432. Or, à ce moment, Alcibiade connaissait déjà Socrate depuis un certain temps : il s'était senti subjugué par sa grandeur d'âme autant que par la beauté de sa doctrine; il était à la fois son disciple et son amii. On a donc des raisons de reporter au commencement de la guerre Péloponésienne et même au delà, le début de la mission philosophique de Socrate. Il est probable d’ailleurs qu'il ne s'y déter-
1. Poet. comicor. græc. frag., 1I, p. 264, Ed. F. Didot, 1855.