‹ SocrateChapitre 52 sur 201 · XENOPH., Mem., I · texte numérisé non relu

XENOPH., Mem., I

4. PLar., Banquet, VII, xxxiv et xxxv, 260-262; Protag., H, 1, 193,

Mina pas subitement et comme par un coup d'état inté-

rieur. C'est peu à peu, très vraisemblablement, qu'il mürit son idée et s’affermit dans son dessein.

Toujours est-il qu'à un moment donné, Socrate s'absorba totalement dans son œuvre de restauration morale : il s’y adonna avec un tel dévouement qu'il ne connut plus aucun autre souci, avec une telle puissance de volonté que rien plus jamais ne put l’en écarter, pas même la perspective de la mort.

Il ne sortit plus de la ville que pour aller à la guerre. Fallait-il paraître sur les champs de bataille, il laissait là les disputes philosophiques et devenait le soldat le plus intrépide et Le plus endurant de l’Attique. Sous les murs de Potidée, « dans le temps des gelées les plus fortes, lorsque personne ne quittait le quartier, ou du moins ne sortait que bien vètu, soigneusement chaussé, les pieds enveloppés de feutre et de peaux d’agneaüx, lui ne laissait pas d'aller et de venir avec son manteau coutumier. Il marchaït pieds nus sur la glace plus facilement que les autres qui étaient bien chaussés : si bien que les soldats le voyaient de mauvais œil, s’imaginant qu'il voulait les braver » !. « À Délium, dit Alcibiade, la conduite de Socrate me parut encore plus belle qu’à Potidée. J'observai d'abord combien il surpassait Lachès en maitrise de soi-même. Je trouvai, de plus, qu'il marchait là, pour me servir de tes expressions, Ô Aristophane, tout comme dans les rues d'Athènes, l'allure

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