Frag. I : ET 6eûc Ev te Oeoïor xai &vOswnotot LéyioTos
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5. ARIST., De Melisso, 3, 977", 23 : Ei G'éotiv 6 eds rivrwy XPATLOTUV, Eva onaiv aûtov npootxetv eivar. Ei yap On À mhelous eïev, oùx &v Éty xo4- TioTov xai BéAriotov adtov Eivar TivTov.
de Jupiter pour désigner l’Étre divin .!; il parlait d’Apollon avec respect et admettait la possibilité de la divination ?. Mais il n’en faisait pas moins des réserves significatives : il reprochait à Hésiode sa distinction des jours fastes et néfastes 3, il s'élevait avec énergie contre les orgies Dionysiaques #, et condamnait à la fois le culte des images et l'usage des sacrifices, ces deux colonnes de la religion hellénique 5. Il affichait d’ailleurs un mépris transcendant pour les opinions du vulgaire. A son dire, la plupart des hommes vivent comme le bétail. Inutile de leur enseigner la vérité; elle leur paraît incroyable 6 : ils lui préféreront toujours d’agréables mensonges, comme l'âne préfère le son à l'or 7. Le bavardage des poètes, voilà ce qu'il leur faut. Or un tel langage ne pouvait que déteindre fortement sur les croyances mythologiques alors régnantes : il en était la condamnalion en bloc.
Démocrite ne se contentait pas de rejeter les dieux populaires comme autant de fictions; il essayait de montrer comment ces fictions s'étaient formées; et sa théorie a