Frag. 1, 6, Muzracs
7. Frag. 85, ibid. Il faut dire toutefois que, si cette parole rend la pensée d'Héraclite, on n’est pas sûr qu'il l'ait lui-même appliquée au commun des hommes.
une vraie valeur psychologique. Fustel de Coulanges n'a pas craint de la reproduire dans la Cité antique !. Les dieux de l’Olympe n'étaient, pour lui, que des personnifications des phénomènes de la nature physique ou de l’âme humaine. Les premiers hommes furent vivement impressionnés par le bruit du tonnerre, par la vue des éclairs, des comètes, des éclipses de soleil et de lune; et ils en conclurent spontanément que ces différentes forces, qui les dépassaient en puissance, contenaient autant de volontés supérieures ?. Ils remarquèrent aussi, dans l'intimité de leur être, des énergies qu'ils ne pouvaient dominer qu'avec peine ou qu'ils ne dominaient pas du tout; et ils les divinisèrent à leur tour. C'est ainsi que Zeus représentait la-region supérieure de l'air, Pallas la sagesse et Bacchus la volupté.
Il y avait, d’ailleurs, dans le mouvement philosophique qui précéda Socrate, quelque chose de plus foncièrement funeste à la religion traditionnelle que ces attaques directes : c'étaient les théories auxquelles il avait donné lieu. Qu’avaient à faire la philosophie du devenir, la philosophie de l’un, et celle du »s55 d'Anaxagore avec cette mythologie exubérante qui peuplait de dieux le ciel et la terre, la mer et les fleuves, les sources et les bois? La réflexion, dès ses premiers pas, entra en contradiction avec la théologie des prêtres et des poètes; et le conflit, une fois déclaré, alla s’aiguisant de plus en plus jusqu’au divorce le plus complet et le plus irrémédiable. À me-