Ibid., I, xxvi, 50; [, xv
fonction d'examinateur de consciences!. « Le Dieu » tient si fort à son entreprise qu'il ne cesse de le presser du dedans et du dehors, par tous les moyens dont disposent les immortels pour révéler leur volonté à un homme?. Or de telles paroles si souvent répétées et sous tant de formes, confirmées d’ailleurs par le témoignage de Xénophonÿ, ne peuvent être une simple fiction : elles traduisent certainement un aspect de l'état d'âme de Socrate. Socrate était intimement persuadé qu'il avait une mission d'en haut.
Cette manière de voir était d'ailleurs en plein accord avec ses croyances théologiques. Il concevait la divinité comme une pensée souveraine, répandue dans la nature entière et mue par l'amour : il enseignait en particulier que notre âme est comme une parcelle de cette intelligence universelle #; et 1l concluait de là que « le Dieu » est aussi présent à nous que nous le sommes à nousmêmes, « qu'il sait toutes nos paroles, toutes nos actions, toutes nos pensées les plus intimes ». Il inférait également de sa théorie que « le Dieu », qui connaît jusqu'aux dernières fibres de notre être, s'occupe de nous avec ane infinie tendresse et qu’il se communique à ceux qui le paient de retourÿ. La divinité, d’après Socrate, n'avait pas seulement cette puissance physique à l’aide de laquelle « elle entretient dans l'univers une jeunesse