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Il ne consentit à passer outre que lorsqu'il se crut complètement lavé de l’imputation d’une faute qu'il regardait lui-même comme une profanation.
Socrate adressait aux physiciens une critique d’an autre ordre et qui, comme on le verra plus loin, touche au centre de son éthique. Il voulait qu'en matière de science, comme en morale, on s’occupâf uniquement de ce qui peut servir à quelque chose. L’utile, tel était, d’après lui, le domaine auquel il faut limiter ses recherches; et encore le trouvait-il trop vaste, vu la brièveté de la vie humaine !. Parti de cette idée qui lui paraissait fondamentale, il traçait à ses disciples une série de règles qui tendaient à les éloigner de toute étude purement spéculative. « Il disait qu'il est bon d'apprendre la géométrie jusqu'à ce que l’on soit capable de bien mesurer un champ qu'il s’agit d'acheter, de vendre, de diviser ou de labourer. » Mais il désapprouvait qu'on portât l'étude de cette science « jusqu'aux problèmes les plus difficiles » ?. Il conseillait, en matière d'astronomie, d'apprendre assez bien les divisions de la nuit, du mois et de l’année pour voyager sur terre et sur mer, monter la garde, et connaître le moment précis où l’on a des devoirs à remplir. « Il dissuadait fortement de chercher avec effort à classer les astres d'après leurs mouvements de rotation, à connaître les planètes et les comètes, à mesurer leurs distances de la terre et la durée de leurs révolutions, à découvrir les diverses causes de ce