‹ SocrateChapitre 8 sur 201 · SexT., Adv. Math., IX, 2%, Fabricius, Leipzig · texte numérisé non relu

SexT., Adv. Math., IX, 2%, Fabricius, Leipzig

sure que la raison hellénique prit d'elle-même une conscience plus claire et plus profonde, elle se convainquit davantage qu’il n’y avait plus à regarder en arrière.

L'esprit critique gagna les poètes eux-mêmes, soit en vertu d’une sorte d’endosmose plus ou moins consciente, soit par suite des relations qu'ils eurent avec les philosophes.

Pindare célèbre encore la grandeur des dieux, les exploits des héros et la grâce des « muses aux cheveux bouclés ». Mais il ne le fait pas avec la naïveté d’un Homère et d’un Hésiode. On le voit de temps à autre mèler à ses chants des réflexions restrictives qui ne sont plus celles d’un spontané. Il croit que, grâce aux inventions ailées d'Homère, la renommée d'Ulysse est devenue plus grande que ses malheurs !. Il n'hésite pas à rejeter les récits des poètes d'autrefois, lorsqu'ils blessent les idées plus pures qu’il se fait lui-même de la puissance infinie et de la sainteté des dieux. « Il y a des merveilles véritables, dit-il dans la I Olympiade; mais il faut bien avouer aussi qu'on se laisse entrainer au delà du réel par les mensonges brillants de la fable. La poésie, aui donne du charme à tout ce qu'elle touche, répand sur ses fictions une beauté persuasive, et l'incroyable même y devient digne de foi. Aux jours à venir les témoignages véridiques. Il convient toutefois de ne prêter aux dieux que de bonnes actions; moindre alors est la

faute ?. » La IX° Olympiade, chantée en l’honneur

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