‹ SocrateChapitre 74 sur 201 · PLaT., Apol., I, vu · texte numérisé non relu

PLaT., Apol., I, vu

tine et de l'instinct, de leur révéler que l’homme est ce qu’il doit être dans la mesure où il se sait lui-même, que l’on devient d'autant plus sage que l’on devient plus capable de comprendre le prix infini de la sagesse, que l’art de grandir en bonté consiste à développer notre puissance de connaitre la vérité. C'est sous l’influence du même motif qu'il ne voulut jamais renoncer à la philosophie, qu’il consacra toute sa vie d'homme à s'examiner soi-même et les autres non seulement sur les questions d'ordre moral, mais encore sur chaque sujet qu’il croyait pouvoir ramener à un concept!. Raisonner, d’après lui, c'était pratiquer une sorte de gymnastique intérieure qui se traduisait par un surplus de connaissance de soi, par un gain de vigueur intellectuelle; c'était affermir le facteur principal de la moralité et par là même assurer de longue main la victoire définitive du bien?. Au contraire, cesser de raisonner, C'était renoncer du même coup à la vie intellectuelle et à la vie morale et, par suite, à la dignité de la nature humaine. « Il ne mène point la vie d’un homme, disait-il, celui qui ne s'interroge pas luimême, » |

La visite à l'hétaire s'explique comme tout le reste, lorsqu'on adopte l'interprétation qui vient d'être indiquée. Non seulement l'entretien que Xénophon prète

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