‹ SocrateChapitre 76 sur 201 · Xenops.. Memn., III · texte numérisé non relu

Xenops.. Memn., III

2. V. sur ce point G. SoreL, Le Procès de Socrale, pp. 367-369, notes... °°.

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le dessein aurait été de jeter les bases de la science théorique. Sa méthode, 1l est vrai, conduisait tout droit à l’idée d’une telle science. Mais ce n’est pas lui; c’est Aristote qui l’a fondée. On serait également dans l’erreur, si l'on se figurait que, parce que Socrate s’est occupé de concepts qui ne touchent pas à la morale, il cesse d’être un pur moraliste. Car ces deux choses ne s'excluent qu'en apparence; elles s’harmonisent, en réalité, dans une idée supérieure que Socrate lui-même a découverte et que l'on peut regarder comme l’âme de toute son œuvre. Socrate avait un but pratique : il voulait améliorer la conduite morale des Athéniens. Or, à son sens, le moyen d'y réussir n'était pas seulement de leur enseigner le véritable idéal de vie; il fallait encore donner à leurs intelligences une éducation assez forte pour qu’ils fussent capables de comprendre toute l'excellence et toute la beauté de cet idéal. C’est de la raison que devaient venir le progrès et l'achèvement de la personnalité. Et, par conséquent, le besoin s’imposait d'exercer de toute manière celte faculté maitresse, de réfléchir sans relâche et sur toutes choses. « Il me faut vivre en philosophant, disait Socrate; il me faut vivre en m’examinant moi-même et les autres : telle est la volonté du Dieu !. »

1. PLarT., Apol., I, xvI1, 40 : Toù dÈ Oeod tatrovtos, d: Éyü nv Te aa ÜnélaGoy, puocopoëvrax pe Getv Env wat ÉEetabovta ÉuauTév xai ToÙs GAAOUG...

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