‹ SocrateChapitre 86 sur 201 · PLaTt., Banquet, VII, xxu · texte numérisé non relu

PLaTt., Banquet, VII, xxu

jour toutes nos conceptions ? — Ce qu’il y a de sûr, c’est que j'ai dit grâce à toi bien plus de choses que je n’en avais dans l'âme. — Mon art de sage-femme ne nous montre-t-ilpas que toutes ces conceptions sont frivoles et indignes que l’on en prenne soin? — Absolument. » Estce donc que Socrate cédait parfois au génie du doute? Non ; et la manière dont se continue le passage que l’on vient de voir, démontre à souhait la fausseté d’une semblable hypothèse. « Si donc par la suite, à Théétète, il t’arrive de concevoir et si tu produis en effet, tes fruits seront meilleurs grâce à cette discussion. Et, si tu demeures stérile, tu traiteras avec plus de patience et d’urbanité ceux avec qui tu converseras, car tu seras trop sage pour croire savoir ce que tu ne sais pas !. » Le rôle qu'avait choisi Socrate était plutôt d’exciter que d’enseigner, de développer les intelligences que de leur apporter une science toute faite. Et de ce rôle, 1l ne se départait pas. Quand il niait, c'était encore pour faire affirmer.

D’autres fois, au contraire, Socrate supprimait l'ironie et passait immédiatement à la partie constructive de sa méthode. Il n’y a pas de réfutation dans les dialogues qu’il eut avec Euthydème sur la piété, la justice, la sagesse, le bien et le courage? On n’en trouve pas non plus dans les interrogations au peintre Parrhasius, au statuaire Cliton et à Pistias, le fabricant de cuirasses $, Et 1l est probable que Socrate en usait de la

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