XENoPH., Mem., IV
il établit, à l’aide d’une série d'exemples, que l’âme est ce qu’il y a de plus noble et de plusaimable dans un modèle, qu'elle traduit dans son organisme toutes les impressions qu'elle ressent, la fierté, l’orgueil, l'humilité, la modestie, la joie, la tristesse, la rusticité, la vivacité. Et de là une révélation subite, une définition à la fois plus haute et plus complète de la peinture. Cet art a pour objet le beau. Mais le beau n’est pas seulement l'harmonie des formes; c’est aussi et surtout la vie de l’âme humaine infiniment plus riche en activité que le corps où elle habite 1.
Socrate ne s’arrétait pas au caractère commun que. présente chaque espèce de phénomènes; il remontait jusqu’à la cause interne et permanente dont ce caractère est la manifestation. A son sens, on n’a pas encore trouvé la véritable essence de l’homme pieux, lorsqu'on a constaté que c'est celui qui se conforme aux lois du culte; on n’a pas découvert non plus le +! ësr de l’homme juste, lorsqu'on a fait voir que c'est celui qui pratique les lois de la justice. Celui-là seul est réellement pieux qui connait les règles de la piété?; celui-là seul est réellement juste qui connaît les lois de la justice 5. La science : voilà l’origine de tout bien; voilà le principe de toute sagesse #. Lorsqu'on sait, on ne risque plus de se méprendre, on nese trompe plus. En outre, par