CONNAISSANCES
Le jour qui a suivi la première absence de Frédéric, M. Ménard , s'étant levé de bonne heure , se rend dans la chambre de Dubourg, qui vieut de s'éveiller, en s'écrîant d'un au- triomphant : « Je l'ai trouvé , monsieur « le baron , je suis certain que je l'ai trouvé. — Quoi « donc?... votre recette pour garder les œufs à la co- « que?... — Non pas, mais ce qui a tant séduit hier « M. le comte , cette merveille ou il a passé sa journée... « — Bah!... vous savez ce que c'est?... — Oh 1... je le « parierais. — Dites-le-moi donc, alors. — C'est le châ- « teau de Bayard , qui doit être dans les environs de « cette ville, dans la vallée de Grésivaudan. — Le châ- « teau de Bayard?.*. ma foi, c'est possible : au reste, « nous allons le lui demander en déjeunant. »
Mais on sert le déjeuner, et Frédéric ne paraît point.
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Dubourg appelle on des garçons de l'auberge. « Est-ce « que notre compagnon est déjà sorti? — Oui , monsieur, « dès le point du jour; il a pris le premier cheval prêt, « et est parti au grand galop. — Encore parti !... encore « nous laisser là, toute une journée, peut-être. — Je suis « certain que c'est le château de Bayard qui lui tourne « la tète. — Hem! j'ai bien peur, moi, que ce ne soit « quelque merveille plus moderne. Au reste, puisque « nous n'avons rien de mieux à faire, allons voir les rui- « nés de ce château, nous y chercherons Frédéric; qu'en « pensez-vous , monsieur Ménard ? — Monsieur le baron , « je suis entièrement de votre avis; mais peut-être ne « ferons-nous pas mal d'emporter un pâté on une vo- « laille , car il est présumable que nous ne trouverons « pas à dîner au château. — Vous parlez comme la syn- « taxe, monsieur Ménard; munissons-nous donc de vi- « vres : ce n'est peut-être pas très chevaleresque , mais >< c'est fort prudent. D'ailleurs, nous ne voyageons qu'en « troubadours amateurs ; et tel beau que soit un site, telle « imposante que soit une ruine, nous sommes de ces pe- « tits esprits auxquels il faut toujours à dîner. Ah ! mon- « sieur Ménard, nous ne sommes pas romantiques!... « C'est bien heureux pour nous que nous ne soyons pas « nés du lemps d'Amadis et des quatre fils Aymon.— Ma « foi , oui , monsieur le baron ; car on ne savait pas alors « truffer une volaille ni faire les filets de sole au gratin.» Dubourg se fait indiquer le chemin de la vallée de Grésivnudan,M. Ménard emplit ses poches de provisions, et nos voyageurs se mettent en route. On leur a dit qu'il y avait trois petites lieues pour arriver au château de Bayard ; mais , toutes les demi-heures, M. Ménard propose une halte à M. le baron. Celui-ci accepte et tire de sa poche une bouteille du meilleur vin qu'il a pu trouver à leur auberge ; Ménard étale ses provisions sur une large
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feuille de papier, qu'il met sur le gazon, et les voyageurs reprennent des forces. Quand Dubourg aperçoit quelques beaux fruits , il grimpe à un arbre, afin d'avoir du dessert; puis , coupant quelques branches , sur lesquelles il attache son mouchoir, il construit à la hâte une petite tente, afin de pouvoir dtner à l'ombre. Alors M. Ménard s'écrie : « On ne se douterait guère que c'est un noble « palatin qui a fait cela ! — Eh ! pourquoi pas ? » répond Dubourg , « la princesse Nausicaa coulait bien elle-même « sa lessive ; les filles d'Auguste filaient les robes de leur « père ; Denis-Ie-Jeune était maître d'école à Corinthe; le «fils de Persée, roi de Macédoine, était menuisier à « Rome; Pierre-le-Grand le fut en Hollande : je ne crois « donc pas déroger en faisant une tente dans le Dau- « phiné. »
A cela M. Ménard n'ayant rien à répliquer se contentait de saluer, en murmurant : « Pariant sententiœ. »
Enfin, les deux voyageurs découvrent les ruines du. château de Bayard, dont il ne reste plus que les quatre tours , et ils n'aperçoivent pas Frédéric en contemplation devant ces murs.
« Eh bien ! » dit Dubourg , « le voyez-vous , monsieur « Ménard ? — Le château ? — Frédéric I — Pas encore , « monsieur le baron; mais asseyons-nous, faisons une « halte... Je crains malheureusement que ce ne soit la « dernière qui puisse nous restaurer, car nos provisions « tirent à leur fin , et il ne nous reste plus qu'un quart de « bouteille. — Nous trouverons des fontaines , monsieur « Ménard. — Ce ne seront pas celles de Cana, monsieur le « baron. — En attendant, vidons la bouteille et achevons « ce chapon. D'ici , nous serons très bien pour admirer * le paysage. — Cette vallée est charmante... voyez, m monsieur Ménard , sur la droite... ces montagnes font i un effet très pittoresque ; elles sont couvertes de neige,
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« cela me rappelle mes monts Krapach.. . Tenez, en voici « où la neige est éternelle ; à la hauteur de quatre cents « pieds elle ne fond plus. — Je vois, monsieur le baron , « que nous tenons notre dernière aile, et je frémis en pente sant au retour. . . — Nous entrerons dansquelque habita? « tion... dans un moulin... il n'en manque pas dans ce « pays. — Vous avez donc de l'argent , monsieur le ba- « ron? — Pas un sou , monsieur Ménard ; et vous? — « Pas davantage 1 — Diable ! cela devient plus embarras- « sant I... Et ce Frédéric qui nous abandonne et qui em- « porte la caisse avec lui , sans s'inquiéter de ce que nous « deviendrons. Je sate bien que nous pouvons vivre à « l'auberge , où notre compte est ouvert ; mais il n'est pas « agréable de rester cloué dans une auberge pendant que « monsieur va se promener. — Il est certain , monsieur « le baron, que la promenade donne de l'appétit,., — Mor- « bleu ! ce voyage commence h me paraître monotone; « et si je ne craignais pas mes créanciers. . , — Vos eréan- « ciers , monsieur le baron ?... — Je veux dire, si je n'a- « vais pas des créanciers de mon gouvernement à liqui- « der... enfin, si... Mais, chut!... j'aperçois du mon de... « des personnes qui , sans doute , viennent aussi visiter « ces ruines.;. Il faut que ces gens-là demeurent dans les « environs, car leur mise n'annonce pas une longue marie che... »
M. Ménard lève la tête : il aperçoit un monsieur et une dame qui arrivaient par la gauche et se dirigeaient lentement vers le château. Le précepteur s'empresse de faire disparaître leur couvert en fourrant dans sa poche la nappe et la bouteille, puis il se lève et rejoint Du bourg, qui marche vers les promeneurs , en se donnant déjà un air penché , et se dandinant avec grâce , ce qui rappelle à Ménard leurs promenades dans les rues de Lyon, et il se dit tout bas : « Il parait que M. le baron ne veut plus
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« garder l'incognito* » Alors , de son côté , il tire le bout de son jabot , et donne à sa tournure un caractère plus sévère.
Dubourg a remplacé par un simple chapeau rond le méchant claque qu'on lui avait laissé chez la prétendue marquise de Versac , mais il a conservé à ses bottines ses petits glands d'argent ; il a conservé surtout ce talent de donnera sa physionomie le cachet du personnage qu'il veut prendre. Lorsqu'il est près des personnes qui examinent les ruines, on jurerait, à ses manières, à sa voix, à son parler, à ses yeux qu'il roule d'un œil observateur autour de lui , que c'est quelque noble étranger.
Le monsieur et la dame que Dubourg semble vouloir rejoindre ont une mise qui annonce l'aisance , mais qui sent la province et surtout la prétention. Le monsieur, qui parait cinquante ans , est coiffé en poudre ; il tient son chapeau à la main pour ne point abattre ses cheveux frisés en pain de sucre ; il a un habit noir, une culotte pareille , et des bottes à revers qui lui tombent plus bas que le mollet ; il tient une canne avec laquelle il semble désigner les objets à la personne qui l'accompagne, et on lit sur sa figure une expression de satisfaction et de contentement à laquelle il ajoute un air d'importance qu'il se croit sans doute obligé de conserver.
La dame qui lui donne le bras a, au moins, la quarantaine. Elle a dû être bien ; mais elle a maintenant le tort de vouloir ne paraître encore que vingt ans , et cependant , malgré ses petites mines aimables , son parler enfantin , ses boucles passées derrière l'oreille , celles qui sortent par-dessous son chapeau, et une tournure qu'elle tâche de rendre folâtre , on s'aperçoit très facilement qu'elle est majeure.
Dubourg s'avance vers le château sans avoir l'air de faire attention aux étrangers, qu'il se contente de saluer;
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puis il fait semblant de continuer de causer avec Ménnrd, et parle de manière à être entendu de loin.
« Ce château me rappelle celui de mon aïeul aux en- « virons deSandomir... Vous savez, mon cherMénard, « celui où nous soutînmes un siège si long... si meur-
« trier?... »
Ménard ouvre de grands yeux en regardant Dubourg, mais il se hâte de dire : « Oui , monsieur le baron , je sais «très bien.
« — Voilà , » reprend Dubourg , « une tour qui reste semble étonnamment à celle placée à l'ouest de mon « château de Krapach... Je crois m'y voir encore dans la «chambre où couchait le prince de Bulgarie, lorsqu'il « venait manger la soupe avec mon père. Ah ! mon cher « Ménard ! . . . j'espère bien vous y faire boire de ce fameux « tokai dont je vous ai déjà parlé... — Du tokai de Té- « kély , monsieur le baron? — Précisément... il a cent « vingt-quatre ans de bouteille ! ... »
Le monsieur et la dame entendaient parfaitement tout ce que disait Dubourg qui avançait toujours en feignant d'examiner le château , mais marchant de manière à ne point trop s'éloigner d'eux.
Pendant que Dubourg parle , le monsieur est attentif ; sa figure prend bientôt une expression de considération , de respect ; il pousse le bras de sa femme , car c'est sa femme qui est avec lui, et, lui désignant Dubourg, la fait marcher un peu plus vite afin de rejoindre l'illustre étranger.
Au pied de l'une des tours . le monsieur et la dame se trouvent tout près de nos deux voyageurs. On va entrer dans les ruines. Dubourg s'arrête pour céder le pas à la dame ; l'époux en fait autant à son égard ; il n'est pas jusqu'à Ménard devant lequel il ne s'incline. Ces cérémonies terminées , la conversation s'engage.
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« Monsieur vient visiter notre pays en amateur ? » dit le monsieur, en s'approchant; de Dubourg. « — Oui , mon- « sieur, je voyage.,, pour mon plaisir... avec un ami , le «comte deMontreville... dont vous avez peut-être en- « tendu parler, et M. Ménard , professeur de belles-let- « très très distingué... helléniste de la première force , « qui tourne le couplet comme un ange... surtout au des- « sert. »
Le monsieur s'incline devant Ménard , qui a fait de gros yeux bêtes quand on a dit qu'il tournait facilement un couplet, mais qui se garderait bien de contredire M. le baron.
« Vous habitez ce pays, monsieur ? » ajoute Dubourg. « — Oui , monsieur, » répond la dame en souriant. « Nous « logeons à deux lieues et demie, ^ Allevard, où mon « mari a acheté une propriété superbe , quand nous avons « quitté le commerce de vins... *>
Ici , le monsieur donne un coup de coude à sa femme, mais elle reprend sans paraître y faire attention : « Com- « merce que nous n'exercions que pour notre plaisir; car « mon époux a toujours eu une fortune assez conséquente; « mais il faut bien faire quelque chose... — Comment « donc ! madame , mais j'estime beaucoup le commerce, « surtout celui des vins. Certainement Noé n'a pas planté « la vigne pour que nous ne mangions que des raisins « secs. Gédéon, capitaine hébreu , battait lui-même son « blé , Saûl conduisait des bœufs , David gardait des bre- « bis, Cincinnatus labourait son champ , le pape Sixte- « Quint a gardé des cochons , Urbain IV avait fait des « souliers; je ne vois donc rien d'étonnant à ce que mon- « sieur votre époux ait vendu du vin.
« — Monsieur, certainement, » dit le mari en saluant Dubourg ; puis il ajoute tout bas à sa femme : « C'est un « noble philosophe.
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« — Mais , » reprend la dame , « depuis que nous « sommes retirés, nous ne voyons que ce qu'il y a de « mieux dan< l'endroit : le maire, le greffier*... des pro* « priétaires qui sont électeurs !... des gens comme il faut. « Nous passons une vie charmante; mon mari est presque « le seigneur de l'endroit.
« — Il est certain , » dit le monsieur en s'appuyant sur sa canne , « qu'on me regarde comme tel. Il n'aurait tenu « qu'à moi d'être sous-préfet ; mais 11 aurait fallu se dé- « placer, et je tiens à mon endroit. Nous y sommes tel la* « ment considérés ! Je donne à diner à ce qu'il y a de «mieux; nous cultivons les arts, la musique... j'ap- « prends le violon dans ce moment-ci ; j'ai fait venir de « Paris un orgue dans un buffet... Ma femme en jouera, « elle a de l'oreille.
« —Pardi eu ! » dit Dubourg , « en fait d'oreille , voici « M. Ménard qui a une des plus belles basses-tailles que « je connaisse 1 . . . Quant à moi , je joue de tous les instru- « ments.
« — Ah I monsieur, » dit la dame en minaudant , « quel « plaisir nous aurions à vous entendre t.*. Nous avons « beaucoup d'amateurs à Allevard ; M. ki maire joue de « la basse , et un de nos voisins est très fort sur le cor de « chasse. Si monsieur restait quelque temps encore dans « ce pays... nous serions charmés de le posséder. »
La dame accompagne cette invitation d'un sourire fort tendre : Dubourg y répond par un regard très expressif , et le mari baisse le nez avec satisfaction et humilité, tandis que Ménard regarde son compagnon pour savoir ce qu'il doit dire.
« Ma foi , madame , » dit Dubourg après avoir terminé son œillade qui durait depuis cinq minutes , et pendant laquelle le mari avait regardé voler ies hirondelles , « il « serait possible que je restasse avec mes amis quelque
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« temps à Grenoble. M. le comte dé Montreville a an « penchant très prononcé pour les bords de l'Isère ; je « l'aime trop pour partir sans lui. Nous sommes Oreste « et Pylade j si ce n'est qu'on ne nous rencontre jamais « ensemble ; et , quoique nous soyons attendus à la cour « de Sardaigne , et que j'aie promis de passer l'hiver à la « cour de Bulgarie, il serait possible, comme je vous le « disais , que notre séjour dans ce pays se prolongeât « quelque temps ; n'est-il pas vrai , monsieur Ménard?
« — Je le perise comme vous , monsieur le baron , » dit Ménard ; et la dame dit tout bas à son mari : « Gomme * il est aimable pour un baron 1 » et le mari lui répond : « C'est justement parce qu'il est baron qu'il est aimable.
« — D'autant plus, » reprend Ménard , qui se donne plus d'importance depuis qu'il sait qu'il ne parle qu'à un « ancien marchand de vins ? « d'autant plus que M. le « comte de Montreville , mon élève , a une tête extrême» « ment romanesque 1 . . .
« — Ah 1 c'est comme moi... c'est bien comme moi ! » dit la dame en poussant un soupir qui s'adresse encore à Dubourg ; « je n'aime que le romanesque. . . Je suis folle «des revenants et des lutins... n'est-il pas vrai, mon- « sieur Chambertin ? »
M. Chambertin (c'est le nom du monsieur) répond en souriant : « Oui , ma femme a toujours beaucoup aimé « les esprits... — Elle n'en a pas manqué avec vous , » répond Dubourg. « — Il est vrai que j'en avais depuis « vingt-quatre jusqu'à soixante-dix degrés.
« — Si madame fait jamais un tour en Pologne i » dit « Dubourg , « je la prie de venir passer quelques jours « à mon château de Krapaeh. Elle y verra des fantômes « de toutes les couleurs ; c'est un séjour moins gai que « mon palais de Cracovie , mais c'est un château que je « ne donnerais pas pour deux millions 1 et il ne me rap-
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« porte cependant que de la neige; mais j'ai des raisons « pour y tenir, n'est-il pas vrai , monsieur Ménard?
« — Peste , je le crois bien, » répond Ménard ; « un « château où vous avez reçu... — Chut... silence 1 Mé- « nard , tout ceci n'intéresse pas M. et madame Cham- « bertin. — Pardonnez-moi , monsieur le baron , » répond Ghambertin en s'inclinant ; « nous sommes trop « flattés de faire connaissance avec un seigneur polo- « nais... car je crois que monsieur le baron est Polo- «nais?
« — Depuis ma naissance , » répond Dubourg en se retournant pour laisser à Ménard la facilité de leur dire à demi-voix : « C'est M. le baron Ladislas Potoski, pala- « tin de Rava et de Sandomir. »
En entendant ces titres , l'ancien marchand de vins reste comme frappé de stupéfaction , n'osant plus faire un pas en avant ni en arrière , tandis que madame Chambertin tourne sa bouche de cent façons , et fait son possible pour n'en plus avoir du tout , afin de séduire le palatin de Rava.
« Vous veniez visiter ces ruines? » dit Dubourg après avoir laissé à son nom le temps de faire son effet. « — Oui , » répond M. Chambertin ; « nous ne les con- « naissions pas encore , et il faut bien voir ses environs. « Ce Bayard avait un fort beau château, à en juger par « ce qui reste... mais c'était un seigneur bien recomman- « dabie... — C'était un chevalier, n'est-ce pas, monami? » dit madame Chambertin en minaudant. « —Oui, ma « bonne , c'était un preux du siècle de Louis XIV. »
Ici Ménard tousse en regardant Dubourg d'un air
goguenard ; M. Chambertin poursuit : « J'aime assez
«avoir les antiquités... les monuments anciens; cela
« amuse, quand on a une certaine instruction. Monsieur le
« baron faisait comme nous?...