‹ Soeur Anne (volume 3)Chapitre 31 sur 38 · ARRE · texte numérisé non relu

ARRE

fë vêtir. Sous ce nouveau coslume, la jeune muelte semble prendre des grâces nouvelles, et sa timidité , son embarras n'ont rien de cette gaucherie que tant de gens laissent percer sous des vêlemens qui ne sont pas faits pour eux.

(( Elle est charmante ! > dit Constance , qui appelle sa femme de chambre et lui fait arranger bien simplement, mais avec goût, les cheveux de la jeune femme. « Comme elle est bien )> ainsi!... Et dans quelques jours, lorsqu'elle )) sera entièrement remise de ses fatigues , lors- » que son teint sera un peu plus animé, elle sera » mieux encore. Allons , venez vous voir, et ne » baissez pas les yeux... Est-ce qu il faut être y> honteuse, parce qu'on est jolie? »

Constance conduit sœur Anne devant une psyché. La jeune muette s'y regarde en hésitant d'abord; mais bientôt elle se rassure un peu, elle sourit; un doux sentiment de plaisir colore son visage : une femme peut-elle être insensible à ce qui l'embelUl ? Sœur Anne , après s'être regardée quelques minutes, va se jeter aux genoux de madame de Montreville.

« Oh ! je n'entends plus que l'on se mette à

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