IV
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» peines finiront, hiidil-elle, j'en ai Tespé- )>rance... Oui, voire séducteur reviendra à » des sentimens plus dignes de l'homme que » vous aimez : il ne peut vous avoir enliëre- » ment oubliée. Dubourg n'est peut-être pas » bien informé... séchez vos larmes, un jour » vous le reverrez ; et comment pourrait-il vous » quitter encore lorsque vous mettrez ce cher » enfant dans ses bras ! ... »
Ces douces paroles pénètrent jusqu'au fond du cœur de sœur Anne, elle se livre au doux espoir que Constance vient de lui faire entrevoir, et la quitte moins malheureuse. Madame de Montreville regagne lentement son appartement • la vue des peines de celle qu'elle a sauvée de la misère lui fait éprouver une tristesse involontaire ; Frédéric n'est pas là pour la distraire , pour lui faire tout oublier ; jamais elle n'a été aussi long-temps séparée de lui, et cette absence entretient aussi sa mélancolie.
M. Ménard s'est retiré en disant à Bubourg :
(( Voici une journée qui a été fort orageuse. » — Ah ! répond celui-ci, je redoute de bien
» plus terribles orages!... si celle jeune femme » s'est évanouie rien qu'en entendant celte ro- » mance que lui chantait Frédéric , que de-
)) viendra-t-elle lorsqu'elle le reverra et
» lorsqu'elle apprendra qu'il est l'époux d une » autre !... Ah! M. Ménard, celle idée m'oc- » cupe sans cesse !!.. — Je le crois bien ! cela )) m'a ôlé l'appétit, à moi ! — achons de parer ^) à cet événement. — Parons-le, je ne demande » pas mieux. — Songex qu'il y va du repos, » du bonheur, et même de l'honneur de votre )) élève, et que ses fautes rejailliront sur tous. » — Permettez : une faute de syn^taxe ou de » vers latins, à la bonne heure; mais je ne lui «» ai pas enseigné à séduire les jeunes filles ; » ce sonl plutôt vos mauvais conseils qui l'ont » perverti. — Monsieur Ménard !... — Mon- » sieur Dubourg ! — Allons nous coucher. — » Rectê dicis. »
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Retour de Frédéric— Constance et sœur Anne.
Depuis dix jours que Dubourg habite chez madame de Montreville; il cherche sans cesse comment il pourra prévenir Teffet que produira sur sœur Anne la vue de Frédéric ; il Toit chaque jour s'augmenter rattachement de Constance pour sa protégée , et la reconnaissance de la pauvre mère pour sa bienfaitrice. Les séparer lui semble plus difficile que jamais; Constance répète souvent qu'elle ne pourrait plus se passer de sœur Anne et de son fils , et la jeune muette semble, auprès d'elle , sentir moins vivement ses chagrins.
On attend Frédéric , déjà même il devrait
être de retour; Constance s'inquiète de ce retard : elle a perdu une partie de sa gaieté , souvent des pleurs mouillent ses paupières ; alors c'est sœur Anne qui s'efforce de la consoler, de liiî faire Comprendre que son mari reviendra bientôt. « S'il nem'aimait plus, » dit quelquefois niadame de Montre ville. Mais la jeune muette la prend par la mdin, la conduit devant une glace , et semble lui dire : « regar-^
» dèz^vous... peut-on ne pas ^ous aimer?
» — Hélas! )> lui répond Constance, « on vous » a bien oubliée ! et vous êtes aussi jolie que » moi !...»
Le comte de Monireville qui devait revehir passer quelques jours à là oaiaripagne, est retenu à Paris par la goutlcv Dubourg n'en est pas fiché ; il ne voudrait pas qu'il fût témoin de la reconnaissance qu'il redoute; il ne sait pas que le comte connaît aussi sœur Anne.
, Etifin Constatîcfe reçoit une lettre de son Bliaii ; il lui marque que des affaires imprévues ont retardé son retour; mais qu'il va faire en sorte de les termina promptement. Là lettré de Frédéric est t^dte , expansive ; il parait
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toujours amoareux. Cependant Constance n'est pas satisfaite : rester aussi long-temps éloigné d'elle lui semble déjà annoncer moins d'amour. Frédéric n'est pas là , elle peut pleurer; devant lui , elle cacherait ses larmes. C'est tou- . jours à sœur Anne qu'elle va confier ses peines; c'est dans son sein qu'elle Verse des pleurs et trouve des consolations.
Dubourg voit dans ce retard quelques jours de gagnés, et dit à Ménard . <( Tâchons d'em- )) ployercetempsàprévenirl'^itreTue des deux » amans. — Prévenons-la, c'est mon avis. — )) Mais voilà dix jours que je cherche, et je ne » trouve rien. — Ha foi, je suis plus heureux » que vous , avant-hier j'ai trouvé quelque
» chose — Eh! parlez donc vile eii ce
» cas — C'est ma recette pour faire du
)) punch au lait, que je croyais avoir perdue. ))<
En quittant sa femme , Frédéric s'est rendu à la ferme pour s'informer du sort de sœur Anne et de son fils, qu'il brûle d'embrasser. Mais en arrivant chez les bons villageois, il ap* prend que, depuis long-temps , la jeune muette
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est pprtie pour Paris ayec son enfant. Frédéric ne sait plus que penser, et ce qui le désespère, c est qu'un messager de son père ne tarde pas à arriver, apportant, comme de coutume^ de l'argent et divers objets pour celle que le comte nomme sa libératrice; ce qui prouye qu'il ne sait pas que sœur Anne a quitté la ferme , et que celle-ci n'a point trouvé à Paris la demeure de son protecteur.
Frédéric est désolé; les habitans de laferme partagent son chagrin. Ils se repentent d'avoir laisséj partir sœur Anne: mais comment auraient-ils pu s'opposer à son dessein ? Qu'estelle devenue,, qu^ fait-elle dans Paris ^ sans, amis, sans protecteur? S'ils savaient que l'infojrtunée a été indignement dépouillée de ce qu'elle possédait, leur douleur serait bien plus grande encore.
Frédéric ne reste qu'un jour à la ferme ; il repart pour Paris, et tout le long de la route , tâche d'obtenir des renseignemens qui puissent le mettre sur les traces de sœur Anne.
Arrivé à Paris, il ne descend pas à son hôtel; il veut que son retour soit un mystère , afin de
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le cacher à sa femme, et pour avoir le temps de fiiire des perquisitions sur la jeune muette et son fils. Pendant plus de huit jours il parcourt cette Tille immense , courant dans les quartiers les plus déserts, les plus populeux , montant souTent dans des mansardes, et pattout s'informaût si Ton a vu une jeune femme muette avec un enfant. Hais ses recherches sont infructueuses; il ne recueille aucun indice qui le mette sur les traces de sœur Anne. I^e cœur ulcéré, il se décide enfin à retourner près de Constance ; il est bien Ibin de peïiser que c'estlàqu'il doit trouver ceux qu'il cherche depuis si long-temps.
Tous les jours Dubourg va se mettre en embuscade sur une rout(s , et place H. Ménard en Tedétte sur une autre, afin de TàVettir s*il voyaft arriver Frédéric. Gomme il n'y a que ces deux chemins pour venir à la maison de campagne, il se croit certain de ne pas le manquer. Mais un knatin, M. Ménard, qui a etnporté Hot^sice avec lui , ne voit 'pas , en lisaiit une ode, que celui qu'il guette, vient de jpa^er , et Frédéric arrive diez lui, et entre précipitamment dans
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Fappartement de Constance , qui , seule alors, pensait à son mari.
Elle lève les yeux, pousse un cri de joie et vole dans ses bras. Toutes les peines de l'absence sont déjà oubliées sur le sein de son époux.
Frédéric répond ^avçc tendresse à ces marques d'amour. Après les premiers momens donnés au plaisir de se revoir, Constance lui dit : (( Pen- )) dant ton absence , j'ai recueilli dans cette )) maison une infortunée... Oh! j'espère que » tu l'aimeras comme moi !... — Tout ce que tu )) feis est bien , ma chère Constance , ton cœur 3» ne saurait t'égarer 5 je suis certain d'avance 9 que tu as bien placé tes bieùfaits. — Ah ! c est » une jeune femme si intéressante ! . . . une vic-
> time de l'amour; et, nous autres, nous corn- )) pâtissons toujours à ces peines-là !.. . Son sé- » ducteur l'a abandonnée avec un enfant » charmant... dont je suis folle,. Il se nomme » Frédéric comme toi... Mais qu'as-tu donc,
> mon ami? tu pâlis... tu trembles...
)) — Ahl... lafatigue, peut-être... Fempres- ». sèment que j'ai mis à revenir... »
Frédéric s'assied, caïf il chancelle : ce que
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vient de dire Constance lui cause une émotion dont il n'est pas maître. Il regarde en frémissant autour delui. c Et cette femme. . . cet enfanta. » où sont-ils? )) demande- t-il d'une voix tremblante.
(( Elle loge dans le pavillon du jardin... Mais » je l'aperçois... Venez, venez vite, mon » amie, > dit Constance en coumnt au-devant de sœur Anne qui s'avançait avec son Sis, (( Mon mari est revenu ; ah ! que je suis heu- » reuse!... Maintenant, rien ne manque à mon » bonheur. »
Constance prend la jeune muette par la main, lentraine dans lappartement où son époux est encore. En apercevant Frédéric, sœur Anne pousse un cri déchirant; elle court, se précipite dans ses bras, et s'évanouit en lui montrant son fils.
Frédéric soutient d'une main sœur Anne, dont la tête inanimée est appuyée sur sa poi- ^ trine; de l'autre, il se couvre les yeux et semble craindre de regarder autour de lui. Son fils est à ses pieds; il tient encore la main de sa mère;
et Constance, surprise, tremblante, s*est arrêtée devant eux.
* £n un instant , mille sensations différentes paraissent agiter l'épouse de Frédéric. Elle change de couleur, ses yeux expriment la surprise, l'inquiétude; elle frémit et semble vouloir repoîisser la pensée que son cœur vient de concevoir. Mais ses regards, tour à tour fixés sur sœur Anne et son époux , cherchent à s'assurer de la vérité. Son premier mouvement est de courir à sœur Anne, et de la retirer des bras de Frédéric.
« Qu'a-t-elle donc !... que signifie l'état où » l'a mise votre vue? » balbutie Constance en regardant Frédéric. « Mon ami , répondez » donc, connaissez-vous cette jeune femme? »
Frédéric n'a pas la force de répondre ni de regarder Constance. Mais il aperçoit son fils , et, le prenant dans ses bi*as, il le couvre de baisers; alors un coup affreux vient frapper le cœur de Constance : toute la vérité s'est dévoilée à ses yeux.
Dubourg arrive , suivi de Ménard ; en apercevaqt Frédéric il devine tout ce qui vient d'ar-
lis ïàÊDK
river , el court siïr-Iei-èhaaaip pottet sebèlirs à ^Qr Anne. eûs'éCrî^nt : «Ertéorè ôvànéiJiè?... t Qûelaue accès de délire , |jé gage ! . il* Ofe !' je » voii$ rai dit, cette îafdrtûùée à deâWoàléÀs » oùéllépcirdlartirsob. » ' "
Gofistance ne^ Répond tien. Elle abafadt&fatie sœur Aniiè Maùit * s(rfûs= de DoMôifi^ elttëlHÔnard, elserafy^odxediîâôtitnànttUiiièl^tYoa-jours Téûfiint disses bras. '
m II ëstehurmatil... ûWt-Mce pas?... \> dileUed'utté Toix etflnecoupée etleà yéijbctoiiijiinirs attachés smr sbu ^oUx; Frédéric garde le sil^ace , Conàtance. prehd f enfeut et f âh^e brusquement de ses bras; mais biefntôt'èe repentant de ce mouYcment, dont elle n'a pas été maîtresse, eUecotiTte l^eUfantde baisers, ea «l'écriant avec dôuléur ': « Pauvre 'petit, ah ! tu » n'es pas CDU jfeble, toi!... »
Dubourg et Métiard ont emporté sœiit Anne da^is le pavilloti; Frédéric ël Constàiicè éont restés seuls aveè^renfant. Ffédéricales regards baissés vers la terre , et semble craindre fle rencontrer ceux de Constance, qui s^est assise à quelque dislance de lui, et d pris sur$esgehoux
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lepetit Frédéric . Elle tâche de retenir ses larmeg, mais elle n'a plus la force de parler. Pendant qudques momens , ils ne rompent point le si-^ lencp. Enfin Frédéric lëye les yeux, il aperçoit sa femme caressant le fils de sœur Anne... A celte vue , il est sur le point de se jeter aux jàeds de Constance, et de lui tout avouer...
Mais Duboui^ revient précipitamment.
(( Allons!... j'espère quepe ne sera rien, »
dit-il en r^ardant Frédéric, et en lui faisant signe de ne pointse trahir, c Cette jeune muette )) a des accès de délire ; alors elle croit voir 9 partoutsonamant. . . Oh ! j'avais déjà conseillé )) plusieurs fois à madame de ne point la gary> der auprès d'elle.
- », — En eflTet, » balbutie Frédéric en cherchant à se remettre, « je ne conçois rien à tout )) ce qui s'est passé... Mais j'ai été tellement )) ému de l'état de cette infortunée. .. que je ne » pensais même pas à ce que je faisais. . . b
Constance ne dit rien; elle se contente de regarder Dubourg et son époux. « Je vais lui ra- » mener son fils , » dit Dubourg en s'avança nt pour prendre l'enfant. <r Laissez, » dit Cons-
,B,r«*CT,|tranqpfJte 49nSnfl«iPt»Wte^rf •;?? ^*
» Elle court éperdue dans l^ti^^ift-tuTn. /W '
, . Dwbouïg.- > wrt. , ,au^fc^o <l^ i > V'WifWj^ffP?*'
«,mai8je,«rains..„,|la,ftêt«?.,. j^çs ,^;ep^](l^.,,,;l,a-
> Tais lui ramener son fils.., pe\^lf,^lv,f,qFsa
U) .vue».-- SQ..\(9pe3t-)SWspa8<WSC.»»< AF^"^^" «. rie; »0.yflak»nVfl|^»J?fMi jpi»f%^-W WW aux
». .mi«iw.pou,r <»VneK ASttK ^ftfortHR^e ? ?
*A™é^36tf HiiMitY'tfeSîf eOTàn^^flt» Hi«fWit les domestiques et Dubourg courenFeipt^idM;
^ïé|^a»éè'J'(W*JiWfiii^;'riife <dëuiëiff^iûtqaWie ^"ffàitpefaii'ïi'^dMrf,'^^ »èbtttil^ne6'«Mtiie " iÛW âiWmë';'ëûr^iiVkàfé^hkif^^ ne
Mais steirr Àttt/é'Airi^Wd*a^ycbtt^>ÏVêdéric ^k'W^ë^mé déi'cWiSS^dà'Véï-âéueaffttsée ; ^'k'^ttAreHë4i^fe, eïld'péHëltie'tiaml'ap^ m^AîtV^uis', â^itei'p^D^ quefei^i^énséèj rfé-
* tincè^ i}tH *téfaït prèi^éïm-, eftj % regardant dun air à h foià ihi^ée et jeA6tit , settlble lui dfté'V '((^<?ësV^oi ïWikfc^^q^>i allé dbit d'être à
""^'^ïtai les ^rtfltetà •!^b'^^M-àîft€té^'â k p®We de
tance é^riJtiW uH ktfi'èiM*éërt'eta[iè«1ld軫Biir en
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voyant sceur Anne ^ehms les bras de soti' mari ; cependant elle conserve assez de force pour s'avancer vers ses gens, el leur dire thibe voix Semblante : « ïloîgnez-vous , mes amis ; cette > infortunée n'a pas la tête à elle... mais nous 9 saurons la calmer... 9
Les valets s'éloignent. Ménard est allé chercher Dubourg auqpel il a toujours recours dans les momens difiBciles; sœur Anne reste seule avec son fils , entre Frédéric et Constance.
La jeune muette semble vouloir' s'attacher à Frédéric, qui n'a pas le courage de la repousser^ elle lui sourit, elle prend ses mains qu'elle pose sur son cœur... puis loi présente son fils. Mais en même temps ses regards inquiets se reportent sur. Constance qui, assise à quelques pas , cache sa tète dans ses mains . ne pouvant supporter ce tableau; mais les pleurs l'étbuffent, elles se font enfin un passage, elle sanglotte... sœur Anne frémit... La douleur de Constance semble la toucher vivement. ïVédéric ne peut plus se contenir; il court se jeter aux genoux de Constance , mais, sans le regarder, elle le repousse doucement : « Allez, al-
iifflliv
Ul
» l^^lpji^di^eU^.^ /OfftteaAfontaiiéeia^l^IUs'dë » drqits àrTP^^eiM^^Qiirv.^v €et,«iiffatit e»l votre » fils.,, Q€p3Qki-IiE^de|!^ut«e'qtfelIea'soiÉififert )) dçpui^;i}^e.Tic^s L'avez aJoistnfloûnée. : . * Je sais » m^iniçQ^nt ^i^ la fvétilétf.'NDa^'Mtè'iï'a » point perdu la raison^., dde ia letro^rVéâbn » sédpjClQ^jr.f, lapèreidei«owpnfetït/W ' ' ' *
Frédéric fijM; ^Héré-,iPâle!, trembiotit , îf resté aux geaqu^de.Çlçn^taaeey 6tacèur Atme, les yeux fixé^ sqr lui, parait atleiidr& oë qu'il va dirç. Maiâi F|Qé4l^pç,i) •«aini^iQti tmaÎA de Gohstance, il^cQUvrfid^tlamle&<otdefca!il^ts; àcette vu^ç un géw^sepiwt «plaintif édiappe à la jeu^e m\içiM'Ç'.ç^^,^U?.l tombe de nouveau sans coanaissapç^^lirlQpan^tiet. >' >> * ^ •
Çop^t.j|gp,CQ^ &',empress^de^iiitp«rtër' seconrs. (( Ëlolignfi^TVOus^^trT^ie àfiédério, vdré Vue 9 lui fait tr(^p,fi^>i9al«^..i(Aliil vous pouvez me ' » la çori^, je ne a^raipafifpoui" elle différente
» d'au^trQfpi?,...t»ï i t ^ '* ' "
FrécîànQ,^^ répondutifin^ il' sdrt^éperdn; il
rencoj;itr& Dubpurg etfMémrdijuiiafiicôuraieât :
a La feinte e$jt,,inutâe , Içnn dk41 , Gonâtâl^ce à
» deviné Ja vérité. w. elle «tfit fout K.. — ï^uis-
» 'l4en'!ui'CafebteriJ»i'*' ' • '»i' • ;■ '*v.fii n T^-ipl.
les plus empressés. La jeune rauelle rpttT^e epfin les yéiix ; en apereetant l'épouae de Fji^déric, son pteftrier mouvement est de la rep^i^^ ser; pulé , portant «is regards autour tftjllep.c;^ FrêdériC qu'elle veut apercevoir. Const^iWîeAV présenté ^ôn fils , quitmd tew^W.sespp^ bras: Sodm Anne parait émue de la condw^t^ de Con^nce ; eite la regarde avec vmm à^i^\pU' sie, rtiais tout son corps frissonne; ses dents^.ç^Qquent avec violence, ses yeux se fwii^eut dqi^puveau , une pâleur effrayante couvresonfvis^ge.
Constance la fait transporter dans le p^vilr Ion. On la met au lit; une fièvre ardente la consume , un délii» i^el s'est empara 4e ses sens ; elle porte autour d'elle des regards inquiets, elle ne reconnaît plus personne, elle repousse même son fils. ».
« Pauvre petite! ahl je ne l'abaiid^ptoerai » pas !.... 1^ dit Constance, et elle.paçs^ toute la jôimiée aesise^uprès du litde>s4BU]; *^ni^e ; ce rfest<ïue sur le»toir , que la voya»ti»p,pe^ pl«»
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èkltnè'j yié ^e décidd' à* «la quitter; m^ elle laisse auprès d'elle des domestiques assidus, et sfé promet bienidereveoir souyeat s'ioformer fle sonfélat
Gofnstance reot? e dans sou appartement où Frédéric l'attendait. Hais combien ce jour qui ' lés réunit est difiiérenl de ceux qu'ils passaient ensemble ai^trefois ! Constance g;arde lesilepce , înille sentîmens l'agitent ; son sein palpite avec yidlehce, kÀais elle tâche de. cacher tout ce qu'elle BOàffiiî et de paraître calme deyant son époux. iFi^déricj ainsi. qu'un criminel qui attend son avrêt , est immpbileprés de sa femme , dont la bonté liri fait plus TÎvement sentir ses tortsi. U s'approche d'elle enfin, et, n'osant lui parler , ôe jette à ses genouA . .
« Que faitesi-vous? ut Lui dit Constance avec douceur^ < mon ami , pcmrquoi.vous mettre à » mes genoux? vous n'êtes point coupable en- » vers moi! Ah ! c'est aux genoux de celle que » TOUS avez. trahie, abandonnée, qu'ilserait plus )) juste de vous précipiter. Je n'ai pas le droit » de me plaindre; votre faute n'est que trop )) comfhuûe à bien des hommes. Vous avez
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» connu celte infortunéeaTantdevowmarier , )) elle est deyenmemère. . . Mais dans le monde ^ 9 on ne yerrait dans yotre conduite rien que de )) fort naturel ! Bien loin de tous blâmer , on
> vous approuverait peut-être d'ayoir oublié )) une femme qui ne pouyàit pas être votre » épouse. Cependant, je layoue, je ne vous ju-
> geais pas semMaUe à ces étouitlis qui se font 9 un mérite des larmes qu'ils font répandre.
» Combien votre fauteaeudessuitesfnnestesl..
» Si vous saviez tout ce que cette infortunée a )) souffert! En proie à ce que la misère a de
> plus affreux , elleallajt péiir de besoin quand )> je l'ai secourue; périr... avec votre fils.... » Ah! Frédéric! sentez-vous à quels remords » vous auriez été livré... Vous pleurez... Ah! )) mon ami . laissez couler vas larmes , j'aime- )) rais mieeix perdre votre cœur , que de le )) croire capable d'insensibilité.
»> Ecoulez-moi : vous avez retrouvé la mère » de votre enfant, vous ne devez plus Faban- » donner. Si vous vous en rapportez à moi, j'as- )) surerai son sort. Elle habitera dans une mai- )) son que je lui achèterai dans qu^que riante
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» Ç9mp£^e; rien ne lui manquera. Son fils » e^ qharmant... j'aurais yonlu lui servir de > mère ; mais il serait affreux de la séparer de )) son enfant. II recevra près d'elle une bonne )) éducation. Lorsqu'il sera grand , tous serez » l'arbitre de son sort, et croyez bien que je ne 9 trouverai jamais que vous faites trop pour » luL Voilà ce que je vousproposede £aire pour 1 celle que vous avez aimée... Mais... il est » possible que ce plan ne vous convienne pas. . » Peut-être... en revoyant cette iofortunée, » avez-vous senti renaître Tamour qu'elle vous 1 inspira autrefois. . . peut-être l'aimez-vous en- » core... Ah! Frédéric! je vous en conjure, » soyez sincère!... laissez-moi lire au fond de )) votre cœur; pour vous rendre heureux, il )) n est point de sacrifice dont je ne sois capa- » ble. Oui, mon ami, je saurai tout supporter.. )) excepté la vue de vos regrets pour une autre. » Si vousTaimez... si elle vous plaît encore... )) je partirai, j'irai ra'ensevelir au fond d'une » de nos terres.., vous ne me verrez plus et )) vous jserez libre de garder auprès de vous la )) mèr?49' notre enfant. »
162 soEUft
Constance ne put retenir davantage les pleurs qui la suffoquaient. Elle avait fait un long effort sur elle-même, mais tout son courage venait de l'abandonner en proposant à Frédéric de se séparer de lui.
« Moite quitter! » lui dit-il en la serrant dans ses bras ^ « ah ! Ck)n8tance , peux-tu croire )) que j'aie cessé un moment de t'aimer !...
> Non, je te le jure, toi seule possèdes mon )) cœur. Je sens tous mes torts ; je veui assurer » le repos de sœur Anne , je le dois ; en la re- 9 voyant , pouvais-je ne pas éprouver une vive )) émotion... Et cet enfant, oui je l'aime, je veux » faire son bonheur , et tu ne saurais m'en blâ- )) mer. J'approuve tous tes plans, tous tes pro- » jets j je connais la bonté de ton cœur^ lano- 1 blesse de ton ame« Ah ! combien peu de » femmes se conduiraient comme toi ! agis , )) ordonne ; que sœur Anne s'éloigne, qu'elle » parte dès demain.,.
>•;— Demain!.... oh! non, mon ami j Tio-
> fortunée est malade!., bien malade!., elle
> ne quittera ces lieux que lorsqu'elle sera enyt tièrement rétablie. Tant qu'elle sera ici... lu
)> éviteras de la voir; ta présence ne peut que » lui faire du mal. . . Tu ne la verras pas , pro- » mets-le moi : c'est le seul sacrifice que je te » demande. — Ah ! je ferai tout ce que tu m'or- )> donneras. — Quand elle sera rétablie, alors je » la conduirai moi-même dans sa nouvelle de- » meure, et je ne la quitterai qu'après être cer- )) taine que |ien ne lui manquera. ))
Frédéric presse tendrement Constance dans ses bras; sa bonté la lui rend encore plus chère. Une femme ne devrait jamais employer que de telles armes : les reproches , les plaintes éloignent un mari : la douceur, l'indulgence finissent toujours par ramener un cœur.
Dans les bras de son é^oux , Constance retrouve le bonheur; il lui jure qu'il n'aime qu'elle , et elle croit à ses sermens : pourraitelle vivre sans son amour?
Le lendemain, de grand matin, Constance se rend au pavillon du jardin , et Frédéric va apprendre à Dubourg et à Ménard la noble conduite de sa femme. « Elle ne ressemble pas » ' à beaucoup d'autres , dit Dubourg, conserve- 1 la précieusement ! tu ne saurais trop l'aimer ! . .
164 SOEUE
)) c'est un Térilable trésor que tu possédés. — Il » est certain, dit Ménard, que la conduite de » madame de Montreville est digne d'une hé- » roîne de Plutarque , et après celle de Cuné- )) gonde , femme de l'empereur Henri II , qui » ma nia un fer ardent pour prouver sa chasteté, > je ne connais rien de plus beau dans l'his- » toire. »
Sœur Anne est toujours dans un état alarmant, elle ne reconnaît personne, mais Finfortunée semble à chaque instant chercher quelqu'un et, lui tendre les bras. Constance yeille à ce qu'il ne lui manque rien, elle-même conduit prés d'elle un médecin, et place à côté de la malade une vieille domestique qui ne la (piitte pas un moment. Constance prend ensuite le petit Frédéric sur ses bras et va le porter dans ceux de son époux.
« Aime-le bien, lui dit-elle, c'est en faisant )) le bonheur de l'enfant que tu répareras le mal )) que tu as fait à la mère. Ah ! je sens que je )> l'aime aussi comme s'il était mon fils. Dès » que je l'ai vu , un secret pressentiment sem- )) blait me dire qu'il t'appartenait, et bien loin
» de le moins aimer, cette idée me le faisait » chérir encore davantage. »
Frédéric embrasse son fils, qui souvent passe près de lui une grande partie du temps, car le pauvre petitnereçoitplusdecaresses desa mère, qui est toujours en proie à un violent délire, et, pendant près dequinze jours, aux portes du tombeau. Pendant ce temps Constance passe des journées et souvent des nuits entières dans le pavillon; ne s'en rapportant à personne pour les soins^u'il &ut prodiguer à la jeune malade, c'est elle qui la veille, qui la soutient dans les momens les plus cruels de son délire, elle surmonte la fatigue , elle ne sent pas ses peines , elle ne s'occupe que de sœur Anne ; en vain Frédéric la supplie chaque jour de ménager sa santé, de prendre du repos. < Laisse-moi la veilv> 1er, dit Constance; en lui prodiguant mes )) soins il me semble que je répare une partie )) du mal que tu lui as fait. »
Frédéric n'a pas un moment de tranquillité tant qu'il sait sœur Anne en danger; il brûle du désir de la revoir encore, mais il a promis à sa femme de ne plus se trouver en sa présence ; et
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comment manquer à sa promesse après tout ce que Ck)nstance fait pour lui. Souyent il s'approche du pavillon où habite l'infortunée, il attend avec impatience que quelqu'un en sorte pour lui demander desnouTelles de sœur Anne; mais lorsque c'est Constance qui vient à lui, il cache une partie de ce qu'il éprouye, il craint de lui laisser yoir tout l'intérêt qu'il prend à la jeune'muelte.
Grâce aux soins assidus de l'épouse de Frédéric , la jeune malade reyient à la yie, son délire cesse, elle reconnaît son enfant, elle le presse de nouyeau sur son cœur et ne yeut plus s'en séparer. Lorsque, pour la première fois, elle^reyoit Constance, tout son corps firissonne; mais bientôt , paraissant reyenir à la rédson , elle s'empare d'une main de sa bienfaitrice et la couvre de baisers et de pleurs , elte semble vouloir lui demander pardon du mal qu'elle lui a fait.
(( Infoartunée ! » dit Constance, en lui serrant tendrement la main , < ah! je serai toujours la )) même pour vous, c'est à moi de tâcher de )) réparer vos malheurs... je suis yotre amie.l.
» votre en&nt est le mien, désormais son sort )> et le Tôtre sont assurés... ah! ne me refusez 1 point, c'est une datte que l'on acquitte! vo- » tre fils est charmant. . . son bonheur vous fera )) un jour oublier tos peines; du courage...
» TOUS pouvez encore être heureuse. »
Sœi^r Anne soupire et ses regards semblent dire le contraire; Ck)nstance elle-même ne pensait pas qu'il fût possible d'oublier Frédéric, mais pour consoler les autres il est bien permis de mentir uo peu. La jeune muette promène un moment ses yeux dans la chambre; mais bientôt les ramenant sur sa bienfaitrice^ elle parait résignée et semble lui dire : « Je ferai )> ce que vous ordonnerez. »
Madame de Montreville apprend à son époux que sœur Anne est sauvée, mais la conirales^ cence doit être longue; le médecin a dit que la malade serait long-temps avant de pouvoir voyager, mais que le voisinage du jardin qui entoure sa demeure lui serait favorable pour essayer doucement le retour de ses forces.
Frédéric apprend avec joie que sa Ticlime renaît à la ^ie ; chaque jour le désir de la re-
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Toir, ne fût-<» qu*uB moment, le tourmente davantage; un autre s'y joint encore : pendant que la jeune muette était bien mal, on lui amenait son fils et il passait une partie de la journée avec lui. Il s'est habitué à le voir, il a connu les douceurs de Famour paternel, et ce sentiment n'est pas de ceux que le temps ou l'absence affiôblit. Frédéric, qui n'ose laisser connaître à sa femme le désir qu'il éprouye de voir encore sœur Anne, ne craint pas de lui demander son fils.
a Mon ami , lui dit Constance, il fait mainy) tenant la seule consolation de sa mère , you-
> driezrvous l'en priver?... plus tard, lorsque
> le temps aura un peu calmé ses pdnes , je ne D doute pas qu'elle ne consente à tous l'enToyer
> quelquefois, mais en ce moment elle a be- • soin deFaToir sans cesse auprès d'elle. »
Frédéric se tait, il tâche de dissimuler ce qu'il éprouye, car Constance le regarde et semble youloir lire dans le fond de sa pensée.
Sœur Anne recouvre lentement ses forces ^ ce n'est qu'au bout de plusieurs jours que, soutenue par le bras de Constance , eUe descend
dans le jardin avec son fils. Tout en conduisant la jeune, convalescente, Constance jette autour d'elle des regards inquiets ; elle craint d'apercevoir Frédéric , mais elle lui a dit que sœur Anne irait prendre l'air hors du pavillon , et c'est lui recommander de ne point s'ofifrir à sa vue. Frédéric sait aussi que sa présence ne peut que produire une sensation dangereuse pour la convalescente , et il reste enfermé dans son appartement.
Sœur Anne est plus calme, mais celle tranquillité semble plutôt la suite d'un profond abatlement que d'une entière résignation ; elle ne regarde plus autour d'elle, ses jeux sont constamment baissés vers la terre, elle ne les reporte que sur son fils; elle ne pleure plus, mais l'expression de ses trails annonce les souffrances de son ame; cependant ses forces reviennent, bien lot elle est en état de sortir seule avec son enfant pour se promener autour du pavillon.
Encore quelques jours et madame de Montreville doit partir avec sœur Anne et son fils pour la terre dans laquelle elle veut les instal-
1er. Frédéric approuve le projet de sa femme, mais il brûle du désir de revoir celle qu'il a tant aimée et qu'il n'est pas bien sûr de ne point aimer encore.
n sait que tous les matin», au point du jour, sœur Anne va avec son fils s'asseoir dans un berceau peu éloigné du pavillon. Un matin il se lève , pendant le sommeil de Constance; le jour ne va pas tarder à paraître, il ne peut résister au désir de revoir la jeune muette et son fils; il ne lui parlera pas , il ne se montrera pas à ses yeux , mais il la verra encore une fois. C'est le lendemain qu'elle doit partir, ce jour est donc le dernier qui lui reste pour satisfaire le désir qui le tourmente.
. Frédéric s'est habillé sans bruit , il s'approcbe du lit où repose Constance, elle parait agitée, mais ses yeux sont fermés, elle dort, il veut prpfiter de ce moment; il se hâte, il sort doucement de la maison... il est dans les jardins. L'aurore commence à peine à dissiper les brouillards de la nuit, tout repose encore... il marche précipitamment vers le berceau Êivori de sœur Anne... son cœur bat avec force... il
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lui semble être encore à ces momens de son premier amour, lorsqu'arrivant dans le bois de Viûlle, ses yeuï cherchaient la jeune muette sur les bords du ruisseau où ils se donnaient reodei-vous.
Elle n'est pas encore dans le berceau, eUe ne doit point s'y rendre ayant un quartd'heure au moins , il s'assied sur lebanc où elle a l'habitude de se placer , de là on aperçoit le papillon dans lequel elle repose arec son fils. Frédéric a les yeux fixéssur cet endroit... son cœur est plein. .. son a me renaît à ces émotions si douces qu'il éprouvait en contemplant la misérable chaumière de Marguerite...Dans ce moment il oublie tout ce qui s'est passé depuis ce temps, il attend avec impatience qu'elle sorte... qu'elle se montre... il lui semble qu'il va la voir encore, accourant vers lui, en conduisant son troupeau.
Le temps [^sse bien vite dans de tels souycnirs ! Tout-à-coiip la porte du pavillon s'en-
tr'ouvre... un enfant parait c'est son fils :
Frédériciest sur le point de courir l'embrasser, mais il se rappelle la promesse qu'il a faite à
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Constance. S'il s'approchait du paTÎlloa il serait TU de sœur Anne qui ne peut être éloignée de son enfant 3 il faut au contraire ériler ses regards. Il passe derrière le bosquet , et là, caché par une épaisse charmille, il att^iden tremblant qu'elle paraisse.
A peine a-t-il quitté le bat;ean, que la jeune muette sort du pa^lon, et prend son fils par la main. Frédéric ne la perd pas de Tue ; die est yétue d'une simple robe blanche, ses cheveux noués sans apprêts retombent sur son front oùse peignent la tristesse et la souffrance. Elle sourit cependant en regardant son en&nt, puis s'arrête, jette un r^ard dans le jardin, et soupire profondément
Frédéric ne peut se lasser de la contempler ; ce nouTeau costume sons lequel il peut la regarder à son aise (car en présence de sa femme il n'a point osé l'examiner), lui semble augmenter ses grâces et l'embeUir encore. Elle s'ayance de son côté... elle Tient dans le berceau... il respire à pdne... dïe s'assied sur le
banc... la Toilà tout près de lui quelques
kandies de feaillage les 8é|ttrent, mais il eo-
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tend ses soupirs, il peut compter les battemens
de son cœur. . . Gomme elle parait triste !
hélas! qui la consolera maintenant ? c'est lui qui cause ses peines , et il ne peut plus les faire cesser» L'enfant passe ses.pelits bras autour du cou de sa mère , il semble , par ses caresses , vouloir déjà dissiper ses ennuis ; elle le serre sur son sein , et cependant ses larmes coulent encore... Frédéric n'est plus maître de lui... il entend ses sanglots... il oublie sa promesse , il ne voit plus que les pleurs de sœur Anne qui retombent sur son cœur. 11 écarte brusquement lesbranchesqui le séparaient d'elle.. > il est à ses pieds, et embrasse ses genoux en s'écriant : «Pardonne-moi!...))
En voyant Frédéric , sœur Anne a fait un mouvement pour se lever et fuir, mais elle n en a pas eu la force ; elle retombe sur le banc y elle veut détourner les yeux , un pouvoir invincible la force de les reporter sur son amant. Il est à ses genoux , il est suppliant , elle n'a pas le courage de le repousser ; elle met son fils dans ses bras... bientôt elle-même presse Frédéric sur son cœur... En ce moment un cri