‹ Soeur Anne (volume 3)Chapitre 36 sur 38 · IV · texte numérisé non relu

IV

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part à peu de distance. Frédéric, troublé , effrayé , sort du bosquet, regarde de tous côtés. . . Il ne voit personne, il revient vers sœurÂnne. . . mais déjà elle a pris avec son fils le chemin du pavillon; il veut la retenir encore... elle s'échappe de ses bras; ses yeux lui adressent un doux adieu ; elle vient de goûter un moment de bonheur, mais elle ne veut pas se rendre coupable envers sa bienfaitrice, en restant plus long-temps auprès de Frédéric.

ScBur Anne et son fils sont rentrés dans leur demeure ; Frédéric est seul dans les jardins ; il est encore tout ému du plaisir qu'il a éprouvé en revoyant son amie, mais ce plaisir est mêlé d'inquiétude : ce cri qu'il a entendu le tourmente. Il parcourt le jardin, il cherche de tous côtés, el ne rencontre personne. Il se persuade qu'il 8*est trompé , ou que|la voix partait de la campagne. Un moment il songe à sa femme; si Constance l'avait aperçu... mais il rejette celte idée, Constance dormait lorsqu'il a quitté son appartement. Il retourne vers la maison.

Les domestiques se lèvent, Dubourg et Ménard descendent dans lies jardins. Frédéric n'ose

se rendre auprès de sa femme, il attend Theure du déjeuner pour la revoir.

Frédéric se promène avec ses amis; mais il est pensif, inquiet. « Te chagrinerais-tu du prochain départ de sœur Aime? » lui dit Dubourg; (( mon ami, il est indispensable. Ua » homme ne peut pas demeurer sous le même » toit avec sa femme et sa maîtresse , lors » même que celte dernière ne lui est plus » rien ; car la femme doit toujours craindre )) les rencontres, lesaccidens, les reconnais- )) sanens,. . Et pour peu qu'elle aime son mari, » elle ne dort pas tranquille. — Certainement, » dit Ménard, on ne peut pas vivre avec la » chèvre et le loup. Cest comme si vous mel- )) liez dans la même cage un serin et unpier- » rot; ils finiront toujours par se battre. Ce n'est » pas pour Madame de Moulrevillequeje dis )) cela !... C'est un ange de douceur... Et cer- > tes, Tautre petite femme ne lui dira jamais )> un mot plus haut queTautre ! ...Mais enfin !... » Naturam expellas furcâ y tamen usque re- )) curret» D'ailleurs, un philosophe grec a dit: » Voulez-vous avoir l'enfer sur terre? logez

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I» afecvolrefemme et voire niaîlresse. — Eh!

>» Monsietir Hénard! bien loin d'en avoir la » pensée, je voudrais déjà qne cette infortu- » née fût loin de ces lienx !. .. Je sens trop qu'il

9 ne faut pas compter sur ses résolutions !

» — Un yaqu'une chose au mondesur laquelle » on peut compter:c'est une indigestion quand » on va se baigner en sortant de table. »

L'heure du déjeûner est venue : Constance parait ; elle va , comme à l'ordinaire, embrasser son mari. « Je m'étais trompé, elle ne sait rien , » se dit Frédéric. Cependant il croit remarquer que sa femme est pâle, que ses yeui

sont rouges et gonflés, que sa main. tremble dans lasienne. Il s'informe avec empressement

de sa santé, u Je n'ai rien, répond Constance^

n je ne suis point malade... je ne souffre pas.»

Mais le ton de sa voix semble démentir ses

paroles.

La journée s'écoule. Frédéric voit avec surprise que Constance ne fait aucun préparatif pour son départ et celui de sœur Anne. Il se hasarde enfin à lui en parler.

«J'ai changé d'avis, » dit Constance en

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«'efforçant de cacher son émotion, « je ne )) Tois pas pourquoi cette jenne femme quit- » terait cette maison... elle est si bien avec » nous. ... Sa présence ne peut ^ous déplaire. . . )) Son absence, au contmire, pourrait vous )) causer trop de regrets. . . — Que dites-vous ! » 8*écrie Frédéric.

Mais Constance poursuit d'un ton froid , et sans avoir Tair de remarquer le trouble de son mari : « Non, elle ne partira pas. Gela est inu- » tile, maintenant...»

i^ disant ces mots , Constance s'éloigne et va s'enfermer dans son appartement. Frédéric ne sait que penser de cette nouvelle résolution de sa femme ^ et le soir, par ordre de madame de Montreyille, sa femme de chambre va annoncer à sœur Anne qu'elle continuera à habiter le pavillon , et qu'il n'est plus question de départ.

La jeune muette apprend avec étonnement cette nouvelle ; mais , en secret^ son cœur ne peut être indifférent au bonheur de rester près de Frédéric. Elles étonne cependant que celle qui lui a prodigué tant de soins, ne soit pas

Tenue lui expliquer le motif de ce change ment. Hais plusieurs jours se passent, et elle ne voit pas madame de Montreville. On a toujours les mêmes attentions pour sœur Anne et son fils; mais sa bienfaitrice ne revient plus visiter les babitans du pavillon.

Constance passe tout son temps dans son appartement. Elle n'adresse pas un reproche à Frédéric , mais ses traits sont abattus; on voit qu'elle souffre et qu'elle fait tous ses efforts pour le cacher. Frédéric n'ose la questionner; ou , quand il le fait, elle lui répond toujours avecdouceur : «Je n'ai rien.

)) — Morbleu, ditDubourg, tout ceci n'est )) pas naturel I . . . Cette jeune femme a un fonds )) de tristesse... Elle veut que l'autre reste... » Je n'y comprends rien ! . . . — Ni moi non plus, » dit Ménard ; mais je pense comme vous, que » cela cache quelque mystère. Tertullien dit )) que le diable n'a point autant de malice que » la femme, et je suis de l'avis de Tertullien.»

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CHAFITRB VIII ST SERlfflBR.

Catastrophe.

Sœur Anne et son fils habitent toujours le pavillon du jardin. La jeune muette n*en sort que rarement , et ce n'est que pour se proipener dans les allées qui renlourent. Elle n'approche plus de la maison; ellecraintde rencontrer encore Frédéric , quoique son cœur brûle toujours pour lui des mêmes feux.

Mais Tépoux de Constance n'ose plusappro^ cher du payillon ; la condiute de sa femme , depuis le jour où il a pressé la jeune muette dans ses bras , ne lui laissé plus douter que ce ne soit elle qui ait poussé ce cri , dont il a cherché en Tain l'auteur. Si Constance l'a vu aux pieds de sœur Anne, que doit-elle penser de ses proimesses? Sans doute, maintenant elle ne se Croit plud aimée uniquement. Souvent il est

tenté de se jeter à ses pieds, de lui assurer qu*il l'adore toujours; mais il faudra donc avouer qu'il a manqué à sa parole , et si sa femme ne le savait pas?... Dans cette incerlitude , Frédéric se tait, espérant, à force de soins, chasser les soupçons jaloux qui déTorènt en secret Constance.

Madame de M ontrenlle ne sort point de la maison; elle ne Ta plus au jardin. Ses traits sont abattus , ses joues décolorées ; vainement ellç tâche de sourire ; la tristesse qui la mine perce dans toutes ses actions. Elle est toujours aussi douce, aussi bonne; elle parait sensible aux attentions de son mari; s apercevant qu'il ne va plus au jardin , souvent elle l'engage à s'y promener, a Pourquoi veux-tu que je te » quitte? lui dit Frédéric; puis-je être mieux » ailleurs qu'auprès de toi? ))

G)n8tance lui serre tendrement la main , et se détourne pour cacher une larme. Elle a sans cesse devant les yeux la scène du bosquet ; elle voit toujours son mari pressant sœur Anne con* tre son sein : elle ne croit plus posséder sa tendresse, et se persuade qu'il est malheureux de ne

plus voir la jeune muette , mais que c'est pour son repos qu'il se sacrifie. Cette pensée cruelle liyre son cœur à mille toumens d'autant plus péniUes qu'elle s efibrce de les cacher.

(( Cela ne peut cependant pas rester comme )) cela, » dit souvent Dubourg à Frédéric.

« Ta femme change à vue d'oeil ; la pauvre » muette est d'une Iristese à fendre le cœur... )) Morbleu ï si ces deux femmes restent ensem- )) ble, elles ne tarderont pas à périr de consomp- )) tion. — Que puis-je faire? le sort de sœur )) Anne n'est-il pas entièrement entre les mains » de Constance? Lorsque je vais pour lui enpar- » 1er, elle me ferme la bouche, DU déclare denou" » veau qu'elle ne veut plus l'éloigner. — Ces* » en effet fort embarrassant, dit Ménard, et si » j'étais à la place de mon élève, je sais bien ce )) que je ferais ! . — Que feriez-vous? s'écrie Du- » bourg. — Parbleu! je ferais comme lui, je » ne saurais à quoi m'arrêter. »

Un événement fort simple devait tout changer dans la demeure de Frédéric : un matin, le comte de Montreville , que la goutte a enfin quitté, arrive à lamaison decampagne desonfils.

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Diiboarg, quoiqu'il nesache pas que le comte connaisse sœur Anne , est satisfait de son arri- ▼ée , parce qu*il ne doute pas que sa présence ne force Frédéric à prendre un parti. Celui-ci est Tivement troublé^en voyant son père, a?cc lequel il n*a encore eu aucune explication. Lui dira-t*il la vérité? lui apprendra-t-il que la jeune muette habite sa maison?.. Hais avant qu'il se soit trouvé seul avec le comte , Constance lui fait promettre qu'il ne parelra pas à son père de sœur Anne ; car elle croit que le comte ignore la faute de son fils, et elle ne veut pas qu'il en soit instruit.

De son côté , le comte de Montreville est depuis long-temps inquiet du sort de la jeune femme qui lui a sauvé la vie. Son dernier messager lui a a))pris qu'elle a quitté la ferme pou<^ se rendre à Paris; le comte, ne la voyant point, la &lt inutilement cUercfaer dans cette ville, il ne conçoit pas ce qu'elle peut être devenue.

En arrivant chez son fils, le comte est frappé de la tristesse et de l'abattement de Constance; il s'informe avec intérêt de la cause de ce changement; la jeune femme veut en vain Jui don-

ANIfB.

ner le change, en prétextant une indisposition; le vieillard est observateur, il s'aperçoit qu'on lui cache un mystère , et se promet de le découvrir. Son fils est embarrassé prés de lui , M. Ménard l'évite comme s'il craignait de recevoir encore quelque réprimande, Dubourg seul parait charmé de son arrivée, tout semble annoncer qu'il se passe dans la maison quelque chose d'extraordinaire.

Comme Constance sait que M. deMonlreville a l'habitude, lorsqu'il vient à Montmorency , d'aller souvent lire dans le pavillon du jardin, elle se hâte de lui apprendre qu'elle y a logé une jeune femme et son fils dont elle prend soin. Le comte n'en demande pas davantage; il est loin de se douter que celte jeune femme est celle qu'il cherche aussi depuis long-temps. Ce n'est pas chez son fils qu'il croit la retrouver.

Le lendemain de son arrivée^ le comte , suivant son habitude , se lève de grand matin et se dirige vers le pavillon du jardin; ce n'est que lorsqu'il est près d'y entrer , que , se rappelant ce que Constance lui a dit la veille, il s'éloigne et va diriger sa promenade d'un autre côté.

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Hais à peine a-t-ii ùàt quelques pas, qu'un enfant sort du pa?illon et court vers lui; bientôt une autre personne s'est emparée d'une de ses mains qu'elle presse contre son cœur... Le comte de MontrevillenepeutreYenir de sa surprise en se retrouvant entre la jeune muette et son fils.

Sœur Anne avait aperçu de sa fenêtre le comte se dirigeant vers le pavillon , elle l'avait sur-le-champ reconnu; les traits de son protecteur étaient gravés dans sa mémoire, elle avait couru sur ses pas au moment où il allait s'éloigner.

La jeune tnuette témoigne au comte tout le plaisir qu'elle éprouve à le revoir ; celui-ci est long-temps à pouvoir se remettre de son étonnement : « Vous ici, lui dit-il enfin, et qui » TOUS y a reçue ! Savez-vous chez qui vous )) êtes?.... Savez-vous que la jeune femme qui » vous a donné asile est l'épouse de Frédéric, » de votre séducteur ? »

Sœur Anne lui témoigne qu'elle le sait, qu'elle a vu Frédéric et que c'est Constance qui veut qu'elle habite ce pavillon.

Chaque instant redouble la surprise du comte. Ne pouvant obtenir de la jeune muette tous les éclaircissemens qu'il désire, il brûle de voir son fils. « Rentrez dans ce pavillon, dit-il à )) sœur Anne, tous ne tarderez pas à le quit- )) ter... vous n'y êtes restée que trop long- » temps. Allez, pauvre enfant, je vous rever- » raibientôt. »

Sœur Anne obéit; elle rentre avec sdn fils, que le comte ne peut s'empêcher d'embrasser tendrement.

Frédéric redoutait ce qui venait d'arriver; il tremblait que son père ne rencontrât sœur Anne, et se disposait à aller lui dire la vérité , lorsque le comte parut devant lui; son front sévère lui annonce qu'il n'est plus temps de le prévenir.

(( Je viens de voir la personne qui loge dans » le pavillon du jardin , d dit le comte en regardant son fils attentivement; c je ne m'étonne 9 plus de la tristesse , du changement que j'ai » remarqué dans toutes les manières de votre » épouse. Malheureux ! voilà donc la récom- » pense de tant d'amour!., de tant de vertus!...

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» Vous souflBrez que celle que tous avez séduite » loge sous le même toit que votre femme?

)> — Je ne suis point coupable , » répond Frédéric ; et il raconte à son père comment , pendant son absence , sa femme a recudilli la jeune muette et son enfant ; comme elle s'est attachée à cette infortunée, et tout ce qui s'est passé à son retour.

Le comte écoute en silence le récit de Frédéric; (( ainsi donc, lui dit-il, votre femme » sait tout !... elle nlgnore point que tous êtes » le séducteur de cette jeune fille, le père de » son en&nt... et elle veut qu'elle continue » d'habiter votre maison ?. . . — D'abord, son in- 9 tention était de l'éloigner... de la conduire

> elle-même, avec son fils, dans une de nos » terres, où rien ne lui aurait manqué; le jour » du départ était fixé. . * je ne sais ce qui a pu la )) faire changer de résolution... elle ne veut

)) plus que sœur Anne s éloigne — Et vous

» n'en devinez pas le motif... Mon fils, cette

> conduite est trop extraordinaire pour ne pas » être la suite de quelque raison secrète.... Il w n'est pas dans la nature qu'une femme qui

» aime, qui adore son mari, veuille garder aiî- » près d*elle sa rivale , ou du moins celle qu'il » a aimée, qu'il peut aimer encore. Mais Cons- )) tance a un^ ame capable de tout sacrifier ; elle )) s'immolerait à votre bonheur!.. Devez-vous » le souffrir? Ne voyez- vous pas le changement 9 qui s'opère en elle ! elle vous cache ses larmes, )) mais elle ne peut vous cacher sa pâleur , la » souffrance qui altère ses traits charmans ; à B chaque instant de la journée elle pense que » vous êtes sous le même toit que la mère de » votre fils, que vous pouvez la voir, lui par- )) 1er... -7- Ah! mon père! jamais , je vous le » jure... — Je veux bien vous croire; mais la » position de votre femme est cruelle. Dès de- )) main, elle aura cessé.... dès demain, votre » victime ne sera plus sous vos yeux. — Quoi !. . » mon père. . . — Blâmeriez-vous ma résolution ? )) — Moi ! oh ! bien loin de la. . . Non , je sens » toutce que je vous dois. . . je n'ai pas besoin de » vous recommander cette infortunée... et...

» mon fils. .. — Non , Monsieur, je sais ce que j) je dois faire... les intentions bienfaisantes de » votre épouse seront remplies... et d'ailleurs,

» pensei-TOus que celle jeune femme me soil » indifférenle , que son fils n'ait aucun droil )» sur mon ame.... Parce qu'il n'éprouTe plus D les passions brûlantes de la jeunesse, croyez- )) vous mon cœur glacé pour tous les senli- » mens... Laissez-moi rendre la paix, le repos » à votre épouse... rendez-lui , s'il se peut, le » bonheur, en redoublant prés d'elle de soins » et d'amour... C'est ainsi, Frédéric, que vous )) pourrez effacer votre faute, et me payer de » tout ce que je veux faire pour sœur Anne et » son fils. ))

Frédéric mouille de pleurs la main de son père. Le comte le quitte pour se rendre près de Constance ; il ne lui dit pas un mot concernant la jeune muette ; mais en la regardant, il l'admire et sent qu'il la chérit encore davantage. Constance ne sait à quoi attribuer ces marques d'amitié que le comte, ordinairement si froid, seplait à lui prodiguer; elle n'en devine pas la cause. Elle croit que le père de Frédéric * ignore la faute de son fils.

Le comte a envoyé son domestique à Paris ; il lui a donné ses ordres pour que le lende-

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main, au point du jour, une voiture et de bons cheraux soient à la porte du jardin. Lui-même doit emmener sœur Anne ; il se rend au pavillon pour lui apprendre ce qu'il a résolu.

Ces fréquentes allées et Tenues font présumer à Dubourg que le comte a quelques projets.

« Nous aurons du changement dans la maison, )) dit-il à Ménard; puisse-t-il ramener le bon- » heur, le plaisir en ces lieux!... — D est » certain que depuis quelque temps , on n'est 9 pas très-gai, dit Ménard ; madame la com- » tesse soupire, mon élève est pensif, la jeune » muette ne dit rien ; vous même, mon cher )) Dubourg, je ne tous reconnais plus. — Eh ! )) comment voulez-TOus que je sois gai lorsque 9 je Tois souffrir ceux que j aime; malgré ma )) philosophie, je ne suis point indifférent aux )) peines de mes amis. — C'est comme moi , » je m en occupe toute la journée. — Oui, » mais cela ne vous ôte pas l'appétit. — Vou- » lez-vous que je me rende malade pour les » égayer ?... — Vous n'en prenez pas le che- )) min!... — Vous deTenezcomrae une boule!... » — Cet imbécille de cuisinier nous donne

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