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aent en voulant courir. Claudine a fait la culbute, ainsi que plusieucs de ses voisines; et, dans ce désordre,ces dames et ceademoisellesont fait voir bien des choses qu'dles n'avaient pas l'habitude de montrer au soleil; mais alors personne n'y a fait attention , et les objets les plus séduisans n'arrêtent poiat les ftiyards , parce que dans les grands évéDemens on ne s'occupe point de pareilles bagatelles.
Ciq>endant Dubourg s'est éveillé entière- Bdeot; il se frotte les yeux, et commence par se débarrasser de sa perruque qui lui empêche de voir clair, puis ôie son manteau qui letouffe. Il se lève, car il entend des cris, des plaintes, des mots qu'il ne comprend pas, enfin un tapage dont il est bien loin de soupçonner la cause. Il quitte le hangar ; il s'avance... et reste saisi du tableau qui s^offre à ses regards : il y avait de quoi être étonné ; cependant , comme parmi ce désordre , cette bagarre , il aperçoit des choses fort agréables , il avance toujours en disant : c Je ne sais pas )) €[uelle mouche a piqué ces gens-là , mais » voilà un pays où l'on a une singulière ma-
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)) niére de recevoir les voyageurs ; on doit j » faire bien vite connaissance. »
Le plus hardi de la bande viUageoise , n'entendant plus les rugissemens de Faiiimal, a , petit à petit, tourné la tête... il aperçoit la figure de Dubourg, qui dans ce moment ne regardait pas une figure; et les traits de l'étranger n'avaient rien d'effrayant lorsqu'ils étaient débarrassés de la maudite perruque.
(( £hben, queuque c'estdoncque c't'homme- » là , dit le paysan , et d'où sort-il ?» A ces mots chacun retourne la tête , et on regarde Dubourg qui , après avoir galemment rabaissé la jupe de Claudine , et aidé la villageoise à se relever, répond au maire qui lui répète cette question :
(( Je suis un pauvre diable, honnête homme » du reste, qui , cette nuit me trouvant surpris » par l'orage , et ne sachant où porter mes pas, )) ai pris la liberté de me coucher sur ces bottes » de paille , où j'ai dormi tout d'un somme » jusqu'à ce moment; ce qui, j espère, n'a fait » tort à personne.
» — Vous avez couché sous ce hangar? dit
» le maire. — Sans doute. — Etyous n'avez pas » été mangé par la grosse béte? dit Bertrand. » —Quelle grosse bète?... —Pardi, c'te bête » à poils... à crins rouges, qu'était couchée » là... »
Dubourg se retourne , il voit sa perruque et son manteau; il deidne le sujet de la frayeur des paysans, et cède à une envie de rire qu'il est quelques momens sans pouvoir réprimer.
Les villageois, qui entendent rire, commencent à ne plus avoir peur; les fuyards s arrêtent, les plus éloignés se rapprochent, les femmes se relèvent et rajustent leur toilette; tout le monde regarde Dubourg; on attend une explication :
il retourne sous le hangar , prend d'une main son manteau , de Tautre sa perruque , et revenant au milieu des villageois : « Mes amis , » leur dit-il, tenez, voici la bête qui vous a » sans doute effirayés... Je la livre à votre co- 1 1ère. )>
En achevant ces mots , il jette sur le gazon la perruque et le manteau , et les paysans s'approchent, touchent ces objets, et se mettent à rire avec Dubourg en disant : « Quoi , c'était
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» çà ! ... ah! mon Dieu ! que nous étions donc )) bêtes!... »
Alors Latouche descend du poirier sur lequel ii était grimpé , et s'écrie : c Je tous a^ais bien > dit que cet imbécille de Bertrand, quiestpol** » tron comme un lièvre , nous ferait une his- » toire en l'air , et prendrait une noisette pour » un bœuf!... yoyez si je me suis trompé.
» — Morguiennc , dit Bertrand, i'm'scmble )) que c'te noisette là tous a aussi fait une rude » peur! car tous êtes monté sur not' poirier )> plus Tite qu'un chat , et tous arez teuTersé » Claudine en courant. — Taisez-Tous,» ditijatouche, que la réponse de: Bertrand arendu rouge comme un coq. « Taiscz-Tous , béHtre , » je ne montais sur l'arbre qu'afin de mieux » Tiser sur le prétendu animal. — EtTousaTiez » jeté vol' fusil à terré. — Par inadvertance , )> sans doute !
» — Allons, allons, dit Dubourg, c'est moi y> qui suis cause de tout ce désordre ! Térita- 3 blement sous ce manteau et cette perruque » on pouTait de loin être efirayé^ les gens les n plus braTes ne se soucient p^ toujours de se