‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 101 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

•ère près de la marquise de Versae qu'il commence alors à examiner. Il voit qu'il a eu raison de ne point s'être créé d'avance une chimère. La mailresse de la maison est une femme qui paraît bien quarante-cinq ans, maigre le soin qu'elle a de mettre du fard , de se noircir les sourcils, de se rougir les lèvres et de se blanchir le teint Elle est mise avec élégance , et cependant sa longue robe à queue paraît l'a gêner, elle a la tête surchargée de fleurs , de rubans, et un triple collier de perles deseend sur un grand cou jaune , triste compagnon d'épaules décharnées , que la marquise a la barbarie d'exposer à tous les regards, comme si cela devait réjouir la vue.

Dubourg ne s'arrête pas à examiner tout cela; il se rappelle ce que lui a dit son hôtesse, et tâche de trouver la marquise charmante. Pendant que celleci lui adresse les choses les plus fiai-

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teuses,il jette un coup-d'œil sur le salon dans lequel il se trouve.

Un vieux lustre suspendu au plafond éclaire cette pièce qui est fort grande, et dont la tenture qui a dû être belle commence à marquer trop d'antiquité.

On a étendu sur le parquet un immense lapis qui n'a jamais été fait pour orner un salon. Le meuble est de deux couleurs; il y a une ottomane bleue et des fauteuils jaunes; lesebaisesne semblent pas non plus s'accorder ensemble. A défait de pendule, il y a , sur le milieu de la ebeminée, un énorme vase de Heurs et une grande quantité de flambeaux; plusieurs tables de jeu de diverses grandeurs achèvent l'ameublement de ce salon, qui paraît à Dubourg devoir être aussi ancien que la famille de madame de Versac.

Après avoir considéré la pièce, Dubourg s'occupe de la société. Il n'v a que trois dames , autres que la mar-

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