CHAPITRE I
j chez M. le comte, qui donne, dit-on, » des soirées charmantes. Frédéric m'a » invité plusieurs fois à y aller; il vou- » lait me présenter à son père. Hem ! » il ne tenait qu'à moi d'aller dans les » plus belles sociétés , d'y faire de su- » perbes connaissances qui m'auraient » poussé dans le beau monde!.... Mais
» non! Je ne puis pas être sage et
» quitter ce maudit billard!... et... Ah! » je reconnais cela... c'est du Rossini...
» c'est une trénis Je l'ai dansée au
» Wauxhall avec la grosse blonde. »
Dubourg était dans la cour. Il avait passé à travers les voitures, les laquais et les cochers ; personne n'avait pris garde à lui, et, s'il avait eu une mise élégante, il aurait pu pénétrer dans les salons, jouer et danser, sans peut-être être aperçu du maître de la maison , car, dans ces nombreuses réunions, il n'est pas rare que celui qui la donne ne puisse point, dans une soirée,
voir toutes les personnes qu'il a reçues.
Mais Dubourg restait devant le salon du premier, dans lequel on dansait.
Afin de ne pas être, trop en vue , il s'était éloigné de l'escalier tout couvert de lampions, et c'était à l'ombre d'une énorme berline , qu'il considérait le bal et apercevait les danseurs.
Il est un moment tenté d'entrer dans le salon ; mais en jetant un coup-d'œil sur sa mise, il sent que cela n'est pas le moment de se faire présenter à M. le comte, qui tient à l'étiquette. Il avait un habit bleu à boutons de métal, des bottes et une cravatte noire. Tout cela était fort bon pour aller jouer à l'écarté et dire des gaudrioles chez mademoiselle Delphine ; mais cela eût été fort inconvenant pour se rendre aux soirées de M. de Montreville.
Et Dubourg marmotte encore, en considérant son costume ; puis en por-