CHAPITRE I
tant ses regards vers le bal : « Ah ! si » j'avais gardé les cinq cents francs de » ma tante! j'aurais éclipsé toutes ces » tournures-là!... »
Tout en regardant danser et en loignant les dames à travers les croisées, dont une grande partie était ouverte à cause de la chaleur, Dubourg aperçoii dans un petit salon une table à tapis vert, devant laquelle deux hommes d'un certain âije viennent de s'asseoir. Bientôt les joueurs sont entourés de monde et ia table se couvre d'or.
Afin de mieux voir dans le petit salon, Dubourg monte derrière la voiture contre laquelle il se trouve ; alors il peut apercevoir parfaitement la partie, et même le jeu de l'un des joueurs, qui est placé tout contre la croisse.
« Qu'ils sont heureux! se dit-il, ils
» jouent à l'écarté! Peste! la partie
» est échauffée... Au moins trente louis » sur la table. Si j'avais encore l'argent » de ma tante, je pourrais parier d'ici! . . .
» Qu'est-ce que je dis là? Si jamais
» je retouche aux cartes ! Tiens ,
» voilà le jeu avec lequel j';ù perdu
» mon dernier coup et pourtant je
» devais le gagner : c'est un jeu de j) règle. Eh bien! qu'est-ce qu'il fait
» donc? il va demander des car-
» tes !... 35
El Dubourg , oubliant qu'il est dans la cour et monté derrière une voiture , se met à crier : « N'en de- » mandez pas!. .... Jouez cela.... jouez
» cela, vous dis-je! Je réponds du
» point!.... >»
La voix de Dubourg porte l'étonnemeut parmi les joueurs. On se retourne, on se regarde, on s'interroge. « Quel » est donc celui qui a conseillé? »
demande le vieux monsieur qui doit iouer. « A-t-il mis au jeu plus que