‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 120 sur 246 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Enfin, au bout de dix jours on reçoit une réponse du comte ; elle est adressée à M.Ménard , mais c'est Frédéric qui brise en tremblant le cachet. « Regarde » d'abord dans la lettre, » lui dit Dubourg.

On y trouve un effet de six mille francs sur un banquier de Lyon, a Bon, » voilà de quoi nous faire supporter » les reproches du papa , dit Dubourg; » maintenant lis-nous sa lettre. »

M. de Mon treville n'écrivait à M. Ménard que ces mots : « Je ne crois aucu- » nement à l'histoire de voleurs que » vous me faites j mais je veux bien » pardonner une première folie de mon » fils, j'espère cependant qu'elle le ren- » dra plus sage. Je vous envoie de l'ar- » gent, mais ne comptez plus sur une » pareille indulgence. »

» Il ne nous a pas crus , » dit Frédéric. « Je crains qu'il ne soit fâché , dit M.Ménard. « — Eh! tranquillisez-vous ,

» il s'apaisera. Nous allons désormais » voyager comme trois petits amours » de carton 5 nous serons sages, rangés,

» philosophes enfin ce qui ne nous

» empêchera pas de nous bien nourrir, » parce que cela est nécessaire à la » santé; n'est-il pas vrai, monsieur » Ménard? — Credo equidem , mon-- » sieur le baron. — Mais plus de train, » d'étalage... Je reprends l'incognito...

» — Quoi, monsieur le baron —

» Oui , monsieur Méûard : d'ailleurs , » avec six mille francs , nous ne pour- » rions pas faire long-temps les sei—

» gneurs je veux dire tenir notre

» rang. — Mais , monsieur le baron , » quand vous aurez reçu des réponses

y> de Rava et de Krapach ? — Ah !

» ce sera différent, ....mais je crains » que nous n'en ayons point de long- » temps. Quant à la caisse, je crois qu'il » faut la laisser à Frédéric ; il a do » calme , du sang-froid ,... c'est ce qui

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