CHAPITRE I
Il s'avance bien doucement.. e il est tout près d'elle , et elle n'a pas levé les yeux. « Eh quoi ! » lui dit Frédéric d'une voix émue, « vous n'imitez pas » vos compagnes.. . On danse à quelques
o pas de vous et vous restez seule
» dans cet endroit écarté. »
A la voix de Frédéric, la jeune fille a tourné la tète et fait un mouvement d'effroi ; mais bientôt , rassurée par le ton doux de celui qui lui parle , elle se calme , et se contente de se lever et de quitter les Lords du ruisseau.
« Au riez-vous quelque peine? quel- » que chagrin profond?... Si jeune!....
» connaîtriez-vous déjà, le malheur ?
» Ah ! s'il -était en mon pouvoir d'allé- » ger vos souffrances , que je me trou- » verais heureux !... »
La jeune fdle jette sur Frédéric un regard où se peignaient à la fois la tristesse et la reconnaissance. Elle fixe un moment ses beaux yeux sur les siens ,
puis , lui faisant une gracieuse révérence , elle se dispose à s'éloigner... Il la retient doucement par la main. Elle
nble étonnée... effrayée même ; elle retire sa main de celle du jeune homme qui la pressait déjà.
« Vous vous éloignez , dit Frédéric , » vous partez , et sans me répondre?... » sans daigner me dire un mot. .. »
Les yeux de la jeune fille deviennent plus expressifs , un sentiment de douleur indicible semble alors les animer 5 bientôt des larmes les remplissent et coulent sur ses joues à peine colorées.
« Grand Dieu ! vous pleurez!... en » serais je la cause !... » s'écrie Frédéric , en saisissant de nouveau la main de la pauvre enfant ; celle-ci semble lui faire signe que ce n'est pas sa faute. Un léger sourire perce sous ses larmes ; niais dégageant de nouveau sa main .
elle gagne l'épaisseur du bois, et aussi