‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 154 sur 246 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

» Mon ami, dit Frédéric en souriant, » j'ai trouvé ici ce que l'on chercherait » vainement ailleurs 5 ce qui vaut » à » mes yeux , toutes les merveilles du » monde. »

En disant ces mots , Frédéric rentre dans sa chambre se livrer au repos , sans répondre à Dubourg qui lui crie:

« Dis-nous donc ce que tu as trouvé ?..

» Que diable peut-il avoir trouvé , » M. Ménard ? — Je cherche, M. le ba- »rou.-— Ah! si c'était le porte-feuille » qu'on m'a volé à Lyon.... — Ou vo- » tre berline , M. le baron ? — Ma d berline !.... vous devez bien penser » qu'elle est mangée maintenant....

» c'est-à-dire que le coquin de postil- » Ion l'a depuis long-temps vendue » pour boire. — En effet , c'est présu- » mable... quel dommage!... une voi- » ture si respectable !... — Mais qu'a-t-il » donc trouvé de si charmant.... — » Peut -être la manière de conserver

» des œufs à la coque en voiture. — Ah! » croyez - vous que Fre'déric s'occupe m de cela!.. — M. le baron, ce serait » une découverte précieuse en vovage.

» On m'en avait donné la recette, ainsi » que celle pour faire du punch au lait, » j'ai eu le malheur delà perdre dans un » déménagement!.. — Je vois que nous » ne saurons pas ce qu'il a trouvé, à » moins qu'il ne nous en fasse part. — • » Je vais v songer en dormant, M. le » baron. — Et moi, je vais dormir en » y songeant, M. Ménard. »

Le lendemain, de grand m atin, Frédéric reprend la route du village. Il descend dans la vallée, laisse son cheval dans une prairie où il a de l'herbe jusqu'aux genoux , et traversant rapidement le sentier , en un moment il est dans le bois , sur la colliue et à côte' de sœur Anne , qui a déjà mené paître son troupeau.

Une vive rougeur colore les joues

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