‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 167 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

» cultivons les arts, la musique... j'ap- » prends le violon dans ce moment-ci, » j'ai fait venir de Paris un orgue » dans un buffet... Ma femme en joue- » ra... elle a de l'oreille.

» Pardieu , dit Dubourg, en fait » d'oreille , voici M. Ménard qui a une » des plus belles basse-tailles que je » connaisse!.. Quant à moi., je joue de » tous les instrumens.

« Ah ! Monsieur , » dit la dame en minaudant, « quel plaisir nous aurions » à vous entendre !.. Nous avons beau- » coup d'amateurs à Allevard^ M. le b maire joue de la basse, et un de nos » voisins est très-fort sur le cor de » chasse. Si Monsieur restait quelque » temps encore dans ce pays... nous » serions charmés de le posséder. »

La dame accompagne cette invitation d'un sourire fort tendre: Dubourg y répond par un regard très-expressif, et le mari baisse le nez avec satisfac-

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tion et humilité, taudis que Ménard regarde son compagnon pour savoir ce qu'il doit dire.

« Ma foi, Madame, » ditDubourg, après avoir terminé s 311 œillade qui dur?it depuis cinq minutes, et pendant laquelle le oari avait regardé voler les hirondelles, a il serait possible que p » restasse avec mes amis quelque temps » à Grenoble. M. le comte de Montre- » ville a un penchant .très-prononcé.

» pour les bords de l'Isère j je l'aime » trop pour partir sans lui. Nous so'.a- » mes Orestc et Fylade , si ce n'est » qu'on ne nous rencontre jamais en- » semble , et, quoique nous soyons at- » tendus à la coq*' de Sardaigne , et » que j'aie promis de passer l'hiver à la » cour de Bulgarie , il serait possible, » comme je vous le disais , que notre » séjour dans ce pays se prolongeât » quelque temps ; n'est-il pas vrai , » M. Ménard ?

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