CHAPITRE V. cS
» Je le pense comme vous , M. le » baron, » dit IVjénard, et la dame dit tout bas à son mari : « Comme il est » aimable pour un baron ! » et le mari lui re'pond : « C'est justement parce » qu'il est baron qu'il est aimable.
» D'autant plus, » reprend Ménard, qui se donne encore plus d'importance depuis qu'il sait qu'il ne parle qu'à un ancien marchand de vins , « d'autant plus que M. le comte de » Moutreville , mon élève , a une télé » extrêmement romanesque!...
«Ah! c*est comme moi»., c'est bien » comme moi ï » dit la dame en poussant uu soupir qui s'adresse encore à Dubourg, a je n'aime que le romanes- »que... Je suis folle des revenans et
» des lutins n'est- il pas vrai,
» M. Chambertin ? »
M?. Chambertin (c'est le nom du monsieur) répond en souriant : «Oui, » ma femme a toujours beaucoup aimé
» les esprits... — Elle n'en a pas nian- » que avec vous , répond Dubourg. — » Il est vrai que j'en avais depuis » vingt-quatre jusqu'à soixante - dix » degrés.
m Si Madame fait jamais un tour en » Pologne , dit Dubourg , je la prie de » venir passer quelques jours à mon » château de Krapach. Elle y verra des » fantômes de toutes les couleurs; c'est » un séjour moins gai que mon palais » de Cracovie, mais c'est un château » que je ne donnerais pas pour deux » millions !.. et il ne me rapporte ce- » pendant que de la neige; mais j'ai des » raisons pour y tenir , n'esl-il pas » vrai, M. Ménard?
d Peste, je le crois bien, répond » Ménard , un château où vous avez » reçu... — Chut... silence , Ménard , » tout ceci n'intéresse pas monsieur et » madame Chambertin. — Pardonnez- » moi , M. le baron , répond Cham-