‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 169 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

à beriin en s'inclinant , nous sommes » trop flattés de faire connaissance avec

n un seigneur polonais car je crois

» que M. le baron est Polonais?....

» Depuis ma naissance , » répond Dubourg, en se retournant pour laisser à Menard la facilité de leur dire à demi-voix : a C'est M. le baron Ladis- » las Potoski, palatin de Rava- et de » Sandomir. »

En entendant ces titres, l'ancien marchand de vin reste comme frappé de stupéfaction , n'osant plus faire un pas en avant ni en arrière, tandis que madame Chambertin tourne sa bouche de cent façons et fait son possible pour n'en plus avoir du tout afin de séduire le palatin de Rava.

a Vous veniez visiter ces ruines, »

dit Dubourj; après avoir laissé à son nom le temps de faire son effet. — a Oui, répond M. Chambertin, nous » ne les connaissions pas encore, et il

» i'aut bien voir ses environs. Ce Bayard » avait un fort beau château, à en juger » par ce qui reste... mais c'était un sei- » gneur bien recommandable... — Ce- » tait un chevalier, n'est-ce pas^ mon » ami ? » dit madame Chamberlin en minaudant. « — Oui , ma bonne , » c'était un preux du siècle de » Louis XIV. s

Ici Ménard tousse en regardant Dubourg d'un air goguenard ; mais M. Chamberlin poursuit: «J'aime assez » à voir les antiquités... les monumens » anciens; cela amuse, quand on a une î7 certaine instruction. M. le baron fai- » sait comme nous?...

» Ma foi, dit Dubourg, nous étions » d'assez mauvaise humeur quand nous » vous avons rencontrés : nous sommes » venus de Grenoble ici, en nous pro-

» menant On nous a dît qu'il n'y

» avait que trois petites lieues... je n'ai » pas voulu fatiguer mes équipages dans

Page 1