‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 170 sur 246 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

» ce pays montagneux} mais j'espérais » trouver de ce côté quelque bonne » auberge pour y dîner, ou du moins » la facilité de gagner le premier viln lage; j'ai offert à des paysans jusqu'à » six pièces d'or, ponr me chercher un » cheval , et pas un de ces drôles n'a » bougé. N'est -il pas vrai, Ménard?

» — Il est irès-vrai, M. le baron , que » nous ne trouvions rien du tout!.... » » Ah! mon ami, » dit à demi -voix madame Chambertin , à son époux , « quelle idée!... quelle occasion!... — » Je la saisis! » répond celui-ci; et il se met devant Dubourg à la troisième position : a M. le baron, si je ne crai- » gnais d'être indiscret.... s'il vous était » indifférent d'accepter un dîner de

» propriétaire nous serions ravis,

» madame Chambertin et moi, de pos- » séder à notre table un seigneur de » distinction et un professeur de belles- » lettres. Mon cabriolet de campagne 11. 8

■go SŒUR ANNE.

» nous attend ici près , avec Lunel , » mon jockey; en une heure nous se- » rons â Allevard, et ce soir mon ca- » briolet reconduira M. le baron...

») Vraiment » M. de Chambertin , » ceci est trop aimable, » répond Dubourg, en le saluant, tandis que l'ancien négociant dit tout bas à sa femme : « Il m'a appelé de Chambertin. — Je » l'ai entendu, mon ami. — Est-ce » qu'il a envie de me faire chevalier?... » — Je le crois bien capable de vous » faire quelque chose.

o Je suis presque tenté d'accepter » votre invitation, reprend Dubourg, » elle me procurera le plaisir de con- » naître des personnes aimables. Qu'en d pensez- vous , mon cher Ménard , » cela n'inquiétera-t-il pas Montreville, » croyez -vous que nous pouvons ac- » cepter le dîner de M. de Chanim berlio?

j»Oui, certainement, nous le pouvons,

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